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Élèves en situation de handicap : l’État va assurer la prise en charge le temps de midi dans l’Orne... |
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Jérôme Nury, député de l’Orne, a rencontré Alexandre Portier, ministre délégué en charge de la réussite scolaire, pour évoquer l’absence de prise en charge par l’État lors de la pause déjeuner des élèves en situation de handicap dans l’Orne. © DR
Plusieurs élus de l’Orne avaient alerté sur la non prise en charge du temps de midi des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) par l’Éducation nationale. Le ministre délégué Alexandre Portier a assuré que l’État va régler la situation.
Dans un communiqué de presse, ce mercredi 6 novembre 2024, le député de l’Orne Jérôme Nury indique que le ministre délégué chargé de la réussite scolaire, Alexandre Portier, a tenu compte de la situation de plusieurs élèves en situation de handicap. Yves Goasdoué, le maire de Flers, Maxime Guilmin, vice-président de la communauté de communes Domfront-Tinchebray Interco et Agnès Morice, maire de La Chapelle-au-Moine, avaient alerté sur la non prise en charge de l’État de la pause du midi des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH).
« Dans l’Orne, ont été recensés dix-sept enfants accompagnés exclusivement sur le temps scolaire par des AESH et non autonomes lors de la pause méridienne, qui se trouvaient exclus des cantines puisqu’étant en incapacité de se nourrir seul », constate Jérôme Nury. Il souligne que « certaines collectivités locales avaient toutefois mis en place des dispositifs alternatifs de prise en charge, avec l’aide souvent des AESH travaillant bénévolement, afin de ne pas laisser les familles et les enfants sans solution ».
« En train d’être réglées par la prise en charge de l’État »
Jérôme Nury a rencontré Alexandre Portier, le ministre délégué en chargé de la réussite scolaire, pour lui faire part de cette situation « afin que l’État assume cette obligation prévue dans la loi du 27 mai 2024 ». Selon le député, « le ministre a confirmé que les directeurs académiques vont être missionnés pour prendre en charge ces pauses méridiennes dès lors que la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) en avait fait la préconisation au regard de l’autonomie de l’enfant ».
Il poursuit : « Ainsi dans l’Orne, le directeur académique a confirmé que les dix-sept situations recensées, dont deux à Flers pour lesquelles Yves Goasdoué s’était à juste titre ému, mais aussi quatre dans la communauté de communes Domfront-Tinchebray et une à La Chapelle-au-Moine, sont en train d’être réglées par la prise en charge par l’État. »