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EN IMAGES. Grâce à la danse folklorique, ces groupes traditionnels parcourent le monde... |
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Dans la cour carrée de la Dentelle, à Alençon, les volontaires pouvaient s’essayer à différentes danses traditionnelles, ce mercredi 12 juillet 2023. © Ouest-France
À Alençon (Orne), le festival des Folklores du monde se tient jusqu’au vendredi 14 juillet 2023. Grâce à la danse traditionnelle, les groupes invités parcourent le monde entier.
En vingt-trois ans d’existence, ils comptent à leur actif 115 pays visités. L’ensemble Dhoad, venu du Rajasthan, a été créé par Rahis Bharti, aujourd’hui installé en France. « Dans ma famille, on est musiciens de père en fils depuis sept générations », glisse-t-il fièrement. Ce mercredi 12 juillet 2023, le groupe participe aux animations de danse à Alençon (Orne), dans le cadre du festival des Folklores du monde. À leurs côtés, les troupes taïwanaises, roumaines et ukrainiennes enchaînent les démonstrations dans la cour carrée de la Dentelle. Le groupe venu du Kenya, prévu au programme, n’a pas pu être présent.

Rahis Bharti, fondateur de l’ensemble Dhoad. Dhoad
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Manju Sapera, 27 ans, est la danseuse de l’ensemble de Dhoad, qui compte également sept musiciens. En onze ans, elle aura voyagé dans une quarantaine de pays, dont le Mexique et le Japon. « Pendant six à sept mois par an, on est en tournée », indique Rahis Bharti. « Depuis le début de Dhoad, j’ai permis à 700 artistes locaux de pouvoir performer. Sans ça, ces personnes n’auraient pas voyagé en dehors du Rajasthan », poursuit-il.

Malva, la troupe de danseuses ukrainiennes créée à Alençon, assurait également une représentation. Ouest-France
« Ces voyages amènent à beaucoup d’échanges »
Shu Jung Lee, quant à elle, a « grandi sur scène ». En 2005, alors âgée de 11 ans, elle intègre le groupe taïwanais HaChiGu Cultural Arts, au moment de sa création. À travers les danses et les arts martiaux, la troupe fait rayonner la culture du peuple hakka.
Les voyages hors de Taïwan ont lieu environ tous les trois ans, notamment en raison de la difficulté d’obtenir des visas. Cette année, leur présence aux Folklores du monde est une première. « On est allés en Chine, en Pologne, en Allemagne, en Malaisie, en République tchèque, énumère-t-elle. J’ai par exemple beaucoup aimé la Pologne. Et ces voyages amènent à beaucoup d’échanges, les gens nous posent des questions sur notre culture. »

Mircea Cenan, chorégraphe à l’origine de l’ensemble folklorique roumain Mostenirea. Ouest-France
Autre troupe présente lors de cette 31e édition : l’ensemble folklorique Mostenirea, venu de Roumanie. Mircea Cenan, le directeur artistique, l’a fondé en 2019. « On a à cœur de voyager partout pour montrer nos danses traditionnelles, souligne le chorégraphe. Avec cette troupe, on est pour l’instant allés en Italie, en Macédoine, en Albanie, en Hongrie, tout en faisant aussi des spectacles en Roumanie. »

Les musiciens de l’ensemble Mostenirea. Ouest-France
Le festival des Folklores du monde s’achèvera avec un défilé à Alençon ce jeudi 13 juillet, à 21 h, puis avec des animations vendredi 14 juillet dans les communes de Neufchâtel-en-Saosnois et Saint-Léonard-des-Bois, en Sarthe.