|
ENTRETIEN. Booder dans « Le Nounou » : « Cette autodérision, je l’ai toujours eue »... |
1
Booder est le « Nounou ». © © STEPHANE GRANGIER / ALEF ONE
Après le succès du premier unitaire du « Nounou », TF1 a lancé la production de deux nouvelles aventures, avec Booder en tête d’affiche. Pour Ouest-France, le comédien s’est livré sur son personnage et l’impact de cette série.
Il y a un an, était diffusé le téléfilm Le Nounou avec le comédien Booder dans le rôle principal sur TF1 . Cette comédie familiale raconte l’histoire de Samir, un éternel adolescent de 40 ans qui devient nounou malgré lui. Fort de son succès, des nouveaux volets ont été tournés.
Pour sa seconde aventure, intitulée Le trait d’union et diffusée ce lundi 17 février, Booder a gardé sa simplicité et sa bienveillance. Les blagues restent potaches, car le « nounou » ne dérape pas. Rien de révolutionnaire, mais la garantie de passer un « Booder » moment. Pour Ouest-France , Booder s’est confié sur les dessous de son personnage. Entretien.
Est-ce que l’audience de votre premier Nounou vous a surpris (6,2 millions de téléspectateurs, replay inclus) ?
Oui, parce que c’était un sacré défi à relever. Je suis très content d’avoir réussi, avec toute l’équipe autour de moi, à amener autant de monde devant ce programme. Et encore plus heureux d’avoir pu, à travers la fiction, envoyer des messages de tolérance.
Est-ce que le regard sur vous a changé ?
Pas spécifiquement grâce à cette fiction. Mon premier spectacle date de 1999, donc c’est le résultat de vingt-cinq ans de travail. Je suis un artiste, pas une star. Je fais les choses pour ne jamais regretter. Le regret, c’est l’une des maladies les plus répandues au monde. Mais oui, le téléphone a beaucoup sonné après la diffusion du Nounou.
À chaque épisode, on suit le « Nounou » en mission dans une famille différente ?
Sans trop vous en dire, grâce à un CV largement « bidonné », j’intègre une agence de nounous. Et ce soir, mon personnage de Samir reprend du service dans une famille de… policiers (NDLR, joués par Joséphine Draï et Frédéric Diefenthal) ! Dans le prochain épisode (NDLR, diffusé dans quelques semaines), je serai envoyé pour m’occuper d’enfants lors d’un mariage d’aristocrates.
Lire aussi : Le duo mère-fille Michèle Bernier et Charlotte Gaccio bientôt réunies à l’écran
Comment vous définiriez le personnage de Samir ?
Ce n’est pas un superhéros. Il n’a pas de pouvoir magique comme Joséphine ange gardien. J’aime sa simplicité, sa maladresse, son côté terre à terre qui lui permet de régler des problèmes parfois sans le faire exprès. Et puis les problématiques que nous abordons avec les auteurs, ce sont celles qui nous concernent tous. Le « Nounou » doit rester populaire, familial et sans vulgarité.
Et vous ne vous épargnez pas ?
Cette autodérision, je l’ai toujours eue. La manière dont les gens me regardent, ça me fait rire. Aujourd’hui, on vient me faire des bisous dans la rue. Et forcément, Samir ressemble à Booder.
C’est une série qui met une petite claque aux préjugés ?
Pas une petite claque, je n’aime pas la violence, mais elle les balaie. Le Nounou, c’est une fable de la Fontaine qui permet de mieux nous connaître, de mieux respecter les autres, cela représente le vivre ensemble que j’ai toujours défendu.
Qu’en dit votre coproducteur, l’animateur Arthur ?
Il me fait des retours très sympas. Il regarde Le Nounou avec sa fille, c’est leur moment à eux. Il fait partie des gens qui ont été des accélérateurs de carrière. Mais je n’oublie pas celui qui m’a découvert et a cru en moi en premier, Mouss Diouf.
TF1 , 21 h 10.