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ENTRETIEN. Le sénateur du Calvados Pascal Allizard renonce à un troisième mandat pour « prendre du recul »... |
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Le sénateur Pascal Allizard a annoncé se mettre en retrait de la vie politique pour un certain temps. © Archives Ouest-France
Le sénateur du Calvados Pascal Allizard (Les Républicains) a fait l’annonce sur les réseaux sociaux : il ne se présentera pas aux élections sénatoriales de septembre 2026. L’élu souhaite faire une pause dans sa carrière politique.
L’annonce a été faite sur ses réseaux sociaux et par un courrier adressé à tous les maires du Calvados : Pascal Allizard (Les Républicains) ne sera bientôt plus sénateur. Pour Ouest-France, il revient sur près de quatre décennies d’engagement public et sur son avenir politique.
Après trente-sept ans de vie politique active, vous annoncez aujourd’hui faire une pause. Pourquoi maintenant ?
Mars 1989 a été le début de mon premier mandat. Cela fait trente-sept ans que j’ai l’honneur de porter l’écharpe tricolore. J’ai été maire adjoint de Condé-sur-Noireau, puis maire pendant vingt-deux ans, président de la communauté de communes du Pays de Condé et de la Druance pendant dix-sept ans, conseiller général puis vice-président du Département du Calvados pendant seize ans et enfin sénateur du Calvados depuis 2014.
À l’aube des sénatoriales de septembre prochain, j’ai estimé que le moment était venu de marquer une pause. Une pause pour laisser plus de place aux jeunes, mais aussi pour prendre du recul, réfléchir, analyser. Et surtout, consacrer davantage de temps à ma famille.
Vous parlez d’une pause, pas d’un retrait définitif. Comment envisagez-vous la suite ?
Ce n’est pas une fin, c’est un autrement. J’ai 63 ans. Je suis en pleine forme. Je sers la collectivité depuis mes 26 ans. Aujourd’hui, j’ai envie de regarder la vie différemment, d’explorer de nouvelles perspectives. Marquer une pause, c’est aussi affirmer que je n’approuve pas certaines évolutions actuelles. Je reste profondément attaché au service public, mais sous une forme différente, plus libre, moins institutionnelle peut-être.
Que retenez-vous de ces années d’engagement ?
D’abord, une immense gratitude. Ma famille, mes équipes d’élus et de collaborateurs, les militants, les électrices et électeurs, les maires et élus locaux. Tous ont régulièrement renouvelé leur confiance. Si j’ai pu accomplir tout cela, c’est grâce à eux.
Puis je retiens l’extraordinaire richesse humaine de ces années. Les projets portés, les transitions vécues, les crises franchies… Toutes ces expériences façonnent une vie.
Avez-vous un message à adresser aux élus du Calvados, à qui vous avez également écrit ?
Je voulais leur dire ma reconnaissance, mais aussi rappeler une phrase que j’aime beaucoup de Confucius : « On a deux vies, et la deuxième commence quand on comprend qu’on n’en a plus qu’une ». Ce sentiment me guide aujourd’hui. Je leur souhaite de continuer à servir nos territoires avec passion, lucidité et esprit collectif.
Serez-vous candidat aux prochaines élections municipales ?
Aux municipales de 2026. Non.