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États-Unis : Washington autorise American Airlines à ouvrir des lignes vers Caracas... |
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Le gouvernement américain a autorisé mercredi 4 mars 2026 la compagnie aérienne American Airlines, via sa filiale Envoy Airlines, à opérer des vols vers Caracas et Maracaibo. © YAMIL LAGE / AFP
La compagnie américaine American Airlines a été autorisée par Washington à réaliser des vols vers le Venezuela. Les relations entre les deux pays se resserrent d’autant que des entreprises minières espèrent aussi travailler sur le sol vénézuélien.
Le gouvernement américain a autorisé mercredi 4 mars 2026 la compagnie aérienne American Airlines à établir des liaisons aériennes avec le Venezuela via l’une de ses filiales, Envoy Airlines, selon des documents du ministère des Transports consultés par l’Agence France Presse.
Envoy Airlines, qui avait déposé la demande le 13 février, pourra effectuer des rotations entre l’aéroport de Miami et la capitale vénézuélienne, Caracas, ainsi que la ville de Maracaibo, pour une durée de deux ans.
Pas de date encore connue
Dans un communiqué, la compagnie s’est dite prête à débuter les vols, n’attendant que « l’autorisation du gouvernement et les évaluations de sécurité ».
« Nous avons relié les Vénézuéliens aux États-Unis pendant plus de 30 ans et nous sommes prêts à reprendre cette relation », a déclaré le directeur commercial d’American Airlines, Net Pieper, cité dans le communiqué.
Aucune date de début pour ces liaisons n’a été communiquée dans l’immédiat.
L’entreprise a précisé qu’elle apporterait des détails supplémentaires dans les prochains mois sur les conditions effectives de la reprise du service entre les deux pays.
American Airlines est la première compagnie américaine a être autorisée à reprendre ses vols vers le Venezuela, marquant une nouvelle étape dans la détente des relations entre les deux pays depuis la capture du président Nicolas Maduro par les forces américaines en début d’année.
Des « opportunités de collaboration »
De plus, deux ministres américains se sont rendus depuis à Caracas afin de favoriser la relance des industries pétrolière et minière locales, l’un des principaux objectifs de l’intervention américaine selon Donald Trump.
En visite mercredi dans la capitale vénézuélienne, le ministre de l’Intérieur Doug Burgum a estimé que les « opportunités de collaboration » avec Caracas étaient « illimitées » et que les entreprises minières américaines étaient « impatientes » de se mettre au travail au Venezuela.
Depuis la capture de Nicolas Maduro, Washington a pris le contrôle de la commercialisation du brut vénézuélien et poussé Caracas à réformer sa loi sur les hydrocarbures afin de permettre une plus grande participation du secteur pétrolier.