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Fermeture d’une usine Forvia dans l’Orne : le plan de sauvegarde de l’emploi validé et mis en place... |
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L’équipementier automobile Forvia (ex-Faurecia) a annoncé mercredi 9 avril 2025 la fermeture du site de Messei (Orne), en décembre 2026. L’usine emploie 109 salariés. © Archives Ouest-France
L’entreprise Forvia à Messei, dans l’Orne, fermera en décembre 2026. Elle emploie 109 employés. Le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) avait été signé en juillet dernier et a été validé, le 6 août 2025, par la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités. Il va donc être mis en place.
Début avril, l’équipementier automobile Forvia (ex-Faurecia) avait annoncé la fermeture du site de Messei (Orne). L’usine emploie 109 salariés et fermera en décembre 2026. Si un employeur « licencie au moins dix salariés sur une période de trente jours dans une entreprise d’au moins cinquante salariés, il doit mettre en place un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), peut-on lire sur service-public.fr. Le PSE est un ensemble de mesures destinées à éviter les licenciements économiques ou en limiter le nombre. »
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Les mesures sociales du PSE ont été signées par les syndicats, le 8 juillet 2025, et le PSE validé le 6 août dernier par les services de l’État. « Il va désormais être mis en place jusqu’à fin 2026 », confirme le groupe Forvia.
Une seule mutation interne à ce jour
Le PSE comprend une indemnité de licenciement supralégale (l’indemnité supplémentaire de celle prévue par le Code du travail) de « 1 500 € par année d’ancienneté dans l’entreprise », détaillait dans nos colonnes Franck Robillard. Pour les salariés quittant l’entreprise avec moins de trois ans d’ancienneté, ils partiront avec une indemnité de licenciement « de 9 000 € ».
Des congés de reclassement
« On a réussi à obtenir pour les salariés de moins de 50 ans, dix mois de congé de reclassement, pour les salariés de 50 à 56 ans, douze mois, et pour les salariés de plus de 57 ans, reconnus travailleurs handicapés, en situation monoparentale et ou qui vont sur une formation de reconversion, quatorze mois. » L’accord intègre aussi « un système de « préretraite » », sur la base du volontariat.
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Selon le syndicaliste, « le nombre d’employés qui seront licenciés dépendra des mutations et des départs à la retraite. La direction va proposer des mutations en fonction des besoins des autres sites et selon les qualifications des salariés. Il risque d’y en avoir peu. À ce jour, il y a une seule mutation. »
Les salariés ont repris le travail au début du mois d’août.