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Festival de l’Alpe d’Huez. Comme dans le film « Chers Parents », que feriez-vous avec 150 millions d’euros ?... |
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André Dussollier et Pauline Clément au 29e festival de l’Alpe d’Huez pour le film Chers Parents. © Ouest-France
Le festival international du film de comédie a ouvert ses portes lundi 19 janvier au soir avec une comédie grinçante et drôle « Chers Parents ». Quand un couple, joué par Miou-Miou et André Dussollier, gagne au loto et ne veut rien donner à leurs enfants… Un régal.
Le festival de l’Alpe d’Huez offre deux éléments assez indispensables par ces temps de pollution climatique et psychologique : une bouffée d’air pur et un grand bol de gaîté. Du 19 au 25 février, les films s’enchaînent et les éclats de rire aussi. Ils ont démarré lundi soir avec la diffusion, lors de la soirée d’ouverture, du premier long-métrage d’Emmanuel Patron, Chers Parents. Une adaptation réussie de la pièce du même nom qui avait connu un joli succès.
Un couple d’enseignants à la retraite, interprété avec jubilation par Miou-Miou et André Dussollier convoque ses trois enfants, Arnaud Ducret, Pauline Clément et Thomas Solivérès, pour leur annoncer une nouvelle. Un peu inquiets, les frères et sœur débarquent chez les parents. Ils craignent un problème de santé. Ce qui les attend va déclencher un tsunami dans cette famille plutôt tranquille : les parents ont gagné au Loto et ont la ferme intention de ne pas en donner une miette à leurs enfants.
Un pitch savoureux, point de départ d’une comédie au texte ciselé et à l’interprétation convaincante. On se laisse embarquer dans les péripéties qui vont crescendo en se posant inévitablement la question au fond de soi-même : et nous, qu’aurions-nous fait ?
Le film sortira en salles le 25 février mais nous avons eu le plaisir de rencontrer le père (André Dussollier) et la fille (Pauline Clément, de la Comédie française) au lendemain de la projection qui a séduit le public. « J’ai ressenti les émotions dans la salle, confie André Dussollier. C’est un film où l’on frôle le fait divers. Et c’est génial de voir les gens réagir, s’approprier les situations. » En effet, il s’en passe dans cette petite maison familiale qui sent bon la Provence. « C’est ce qui m’a vraiment donné envie de tourner ce film très drôle : les personnages, et notamment le mien, passent par toute une palette d’émotions: de la peur à l’étonnement et jusqu’à la colère, raconte Pauline Clément. La famille reste un formidable creuset d’histoires. » Ici fort bien tournées en dérision.
« Les beaux principes sautent devant tant d’argent »
Et l’argent aussi… « Passé une certaine somme cela devient vertigineux, s’amuse André Dussollier. Il y a un proverbe français qui dit : « l’argent ne fait pas le bonheur ». Mais j’aime beaucoup rajouter une suite que j’ai entendue en Italie « Surtout pour ceux qui n’en ont pas » ! Et les retrouvailles avec Miou-Miou ? « Cela a fonctionné tout de suite. Et nos deux rôles regorgent de surprises… Les beaux principes ne résistent pas toujours à ce déferlement d’euros. »
« Il suffit d’un héritage ou d’un gain au loto pour voir la vraie nature des gens… », confie philosophe, Pauline Clément.
Le Festival de l’Alpe d’Huez se poursuit jusqu’à samedi soir. « Quand j’ai vu les bandes-annonces des films hier, cela m’a donné très envie d’aller tous les voir, conclut André Dussollier. On sent qu’il y a une variété des genres et des thèmes abordés qui témoignent de la bonne santé de la comédie française. » On le confirme. Le Palmarès sera dévoilé samedi soir.
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