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Feu vert pour l’extension du Jardi-Brico de Saint-Sulpice-sur-Risle... |
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Le Jardi-Brico de Leclerc va pouvoir s’agrandir. © Ouest-France
La justice a tranché : le Jardi-Brico de Saint-Sulpice-sur-Risle (Orne), va pouvoir pousser les murs. Dans une décision en date du 27 septembre 2024, la cour administrative d’appel de Nantes a rejeté le recours contre le permis de construire formé par le rival Bricomarché, installé à l’ouest de L’Aigle.
Feu vert à l’extension du Jardi-Brico E. Leclerc de Saint-Sulpice-sur-Risle (Orne), zone commerciale des « Anglures ». Dans une décision en date du 27 septembre 2024, la cour administrative d’appel de Nantes (Loire-Atlantique) a rejeté le recours contre le permis de construire formé par le rival Bricomarché, installé à l’ouest de L’Aigle.
Lire aussi : L’extension de Jardi-Brico à Saint-Sulpice-sur-Risle en bonne voie
Une décision conforme à l’avis du rapporteur public à l’audience du 10 septembre dernier. Les dix pages de la décision livrent un éclairage intéressant sur l’appréciation actuelle par la justice de la concurrence commerciale entre centre-ville et périphérie, au cœur du litige.
Quatre cellules commerciales gommées
Les juges de la 4e chambre estiment que la création de 6 090 m² (dont une animalerie) portant la surface de vente des Portes de L’Aigle de 14 584 m² à 20 674 m² n’est pas de nature à affecter directement les commerces des centralités environnantes
. Quatre cellules commerciales potentiellement concurrentes ayant été gommées du projet initial qui s’implante à quatre kilomètres du bourg de Saint-Sulpice-sur-Risle et deux de L’Aigle.
Attractif pour le territoire
Détail révélateur, l’enseigne s’est engagée à ne pas vendre de fleur coupée afin de ne pas fragiliser les quatre fleuristes du centre de L’Aigle. L’évaluation de l’impact économique de l’extension oscille entre -1,48 % et -1,86 % sur leurs chiffres d’affaires. Les juges retiennent même une hausse de l’attractivité du territoire
liée à la revitalisation d’une friche commerciale en entrée de ville. Ils jugent ensuite très léger
l’impact sur le trafic de la RD 918 (soixante-dix véhicules supplémentaires par jour). Et chiffrent à seulement + 2,83 % l’artificialisation du terrain sur lequel sont prévus 7 838 m² d'espaces verts.