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L’extension de Jardi-Brico à Saint-Sulpice-sur-Risle en bonne voie... |
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L’extension de Jardi-Brico de Leclerc est en bonne voie. © Ouest-France
Contesté devant la justice par le rival Bricomarché, le projet de Jardi-Brico de Leclerc à Saint-Sulpice-sur-Risle (Orne), a convaincu la rapporteure publique, ce mardi 10 septembre 2024, à la barre de la cour administrative d’appel de Nantes.
Remanié à deux reprises depuis son esquisse en 2020, le projet d’extension de Jardi-Brico E. Leclerc de Saint-Sulpice-sur-Risle (Orne) semble toucher au but. Initialement retoqué par la CNAC (commission nationale d’aménagement commercial) début 2022, il avait finalement été validé par cette dernière, le 13 octobre 2022 au terme d’une procédure dite de « revoyure ».
Opposé à la création de 6 000 m2
Dans la foulée, le maire avait délivré un permis de construire le 10 novembre suivant. Un permis aussitôt attaqué par le rival Bricomarché, installé à l’ouest de L’Aigle. Cette requête a été examinée ce mardi 10 septembre 2024 à la barre de la cour administrative d’appel de Nantes (Loire-Atlantique). Les conclusions de la rapporteure publique ne laissent planer qu’un mince suspense : cette magistrate indépendante, dont l’avis est généralement suivi, a écarté une à une toutes les flèches décochées par la société Pascalyne (gérante du Bricomarché) contre la création de 6 090 m² (incluant une animalerie) portant la surface de vente des Portes de L’Aigle de 14 584 m² à 20 674 m².
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Le premier angle d’attaque posait la question de  l’aménagement du territoireÂ
, manière pudique d’évoquer l’ombre portée par les pôles  de périphérieÂ
au  petit commerce de centre-ville ».
Seulement, voilà ,  le projet ne vient concurrencer aucune activité similaire installée dans le bourgÂ
.
La magistrate apprécie les modifications
Une étude avait évalué la perte de rentabilité possible de… deux fleuristes à seulement 1,86 %. Mais Leclerc  s’est engagé à ne vendre aucune fleur coupéeÂ
indique la rapporteure.  L’offre complémentaire de LeclercÂ
aura, selon elle, pour effets vertueux de  limiter l’évasion commerciale, réhabiliter une friche commerciale et renforcer l’attractivité du territoire ».
L’infrastructure routière est-elle dimensionnée à un projet d’une telle ampleur ?  Les projections ne font état que de 70 véhicules supplémentaires par jour.Â
Le projet, jugé trop  massifÂ
par son concurrent va-t-il défigurer le paysage ? La magistrate apprécie les modifications apportées aux plans initiaux :  baisse de la hauteur, augmentation du vitrage, perméabilisation de 93 places de parking, plantation de 189 arbres.Â
Elle préconise au final un rejet de la requête. La décision, mise en délibéré, est attendue le 27 septembre.