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Fils de paysan, cet entrepreneur appelle à un sursaut citoyen pour sauver la France, « à la dérive »... |
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Le Lavallois Philippe Royer vient de sortir son nouveau livre où il mêle éléments autobiographiques et réflexions sur la vie politique. © OUEST-FRANCE.
Né à Montgaroult, commune déléguée de Monts-sur-Orne (Orne), et aujourd’hui installé à Laval (Mayenne), l’entrepreneur Philippe Royer publie aujourd’hui son dernier livre Fils de paysan, notre bon sens commun chez Fayard.
L’entrepreneur lavallois Philippe Royer, ancien président du mouvement des Entrepreneurs et dirigeants chrétiens, déjà auteur de S’engager pour le bien commun, un dirigeant partage son espérance (Éditions Emmanuel), vient de sortir son nouveau livre, Fils de paysan, notre bon sens commun (Fayard). Dans ce récit à la fois personnel et politique, le fondateur du réseau de conseil en entreprise, Cléophas Sens & Performance, plaide pour une France qui retrouve confiance en elle, invitant à rejoindre le mouvement qu’il a créé, redonnerdusens.
Votre livre, Fils de paysan, notre bon sens commun, évoque la France comme étant « un pays à la dérive ». Que vous inspire la situation politique actuelle ?
Nous entrons dans une phase de mutations et de crises successives. C’est le moment de faire émerger une espérance pour éviter la révolution et la guerre civile, puisque la France a beaucoup d’atouts. Mon livre se veut une invitation à se réveiller et à retrouver du bon sens.
Vous êtes fils d’agriculteurs et avez grandi dans un village de l’Orne. Que revêt pour vous l’expression « bon sens paysan » ?
Être paysan, c’est être ancré dans la réalité du monde, dans un territoire. C’est aussi un autre rapport au temps, qui montre que quand on s’agite, ça ne va pas forcément plus vite.
Concrètement, quelles formes prendrait le réveil auquel vous invitez les Français ?
Ce réveil repose sur notre capacité à entreprendre et prendre en charge les plus fragiles, les personnes exclues du système. Si chaque famille qui se situe du bon côté de la fracture sociale s’occupait d’une autre famille en difficulté, on irait rapidement dans le bon sens. C’est ainsi, en recréant une société du lien, qu’on pourra remettre les moteurs de la confiance. Car aujourd’hui, les gens ne se rencontrent plus.
Vous parlez, dans votre livre qui est aussi un témoignage, de la place à accorder aux services publics. Avec quels moyens ?
Je suis convaincu que les services publics n’ont pas un problème d’argent, mais un problème de modèle. Par exemple à l’hôpital ou dans les écoles, il faut alléger les charges et postes supports qui ne produisent rien et qui finissent par générer des attitudes hors sol. Arrêtons de faire des études et réformons courageusement la France.
Vous prônez, notamment, une mise sur pause de l’immigration légale. Pour quelles raisons ?
Je souhaite qu’on intègre d’abord ceux qui sont présents. Il faut les aider et leur donner envie d’aimer la France. Je suis pour une autorité aimante, qui réaffirme que nous avons des droits et des devoirs, sinon, ce sont les plus fragiles qui en pâtissent.
Envisagez-vous de vous lancer en politique ?
Je le ferai que si c’est le seul moyen d’avancer. Pour l’instant, redonnerdusens, c’est un mouvement citoyen qui veut capitaliser les énergies positives, que je finance moi-même car je veux rester autonome. Personnellement, je ne suis pas engagé en politique. Pour l’instant, c’est un mouvement citoyen, mais qui a l’ambition de peser dans le débat politique.