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Frédéric Leveillé, maire d’Argentan, admire Jean Jaurès, Jean Moulin et Gisèle Halimi... |
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Conseiller municipal de Lougé-sur-Maire en 2001, Frédéric Leveillé a intégré le conseil municipal d’Argentan en 2008. Adjoint en 2014, il est maire d’Argentan depuis le 15 juillet 2019 et préside la CDC depuis le 15 juillet 2020. © Ouest-France
Cet été 2023, nous vous proposons, sur un ton décalé, le portrait des maires de Terres d’Argentan interco (Orne). Aujourd’hui, cap sur Argentan.
Trois questions à Frédéric Leveillé, 53 ans, enseignant – en disponibilité – maire d’Argentan et président de l’intercommunalité.
Quel est votre meilleur souvenir de vacances ?
Pour moi, les vacances, c’est un moment où je déconnecte complètement, où il n’y a plus d’horaires, plus de rendez-vous, c’est un moment où je profite pour être tranquille, lire, me reposer, marcher… Et je suis rassuré car derrière il y a quelqu’un qui tient la boutique, avec des adjoints (à la mairie), des vice-présidents (à l’intercommunalité), le cabinet en permanence… Là ce sont les vacances du maire, et à titre personnel, j’ai plein de souvenirs… que je garde personnels.
Quel est votre péché mignon, votre marotte ?
Un de mes péchés mignons, c’est le chocolat noir, plus précisément le 64 % du Pérou : il a des arômes de vanille, c’est magnifique. Du chocolat noir, mais pas trop fort : à 85 % c’est trop pour moi. Le chocolat, c’est un plaisir. Pas avec le café car je n’en bois jamais. Le chocolat, pour moi, c’est une institution, je visite beaucoup de chocolateries à travers la France et dans le monde. Et puis la gastronomie qui va avec, cela fait partie des plaisirs de la vie qu’il faut savoir partager avec d’autres, et j’ai la chance d’avoir des amis qui sont dans la même veine.
Quel est votre héros ou héroïne, réel ou imaginaire ?
Je n’ai pas vraiment de héros, ce n’est pas mon mode de fonctionnement. En revanche il y a des gens que j’admire au sens de leur engagement. C’est sans doute une déformation professionnelle mais ce sont des personnages historiques, à commencer par Jean Jaurès (1859-1914), un personnage important de l’histoire de France et du socialisme français. Il est à la fois un intellectuel [agrégé de philosophie, NDLR] et un acteur de terrain, parlementaire dans le Tarn, défenseur des mineurs.
Je pense aussi qu’un personnage comme Jean Moulin (1889-1943) est important, il a su à la fois dire non à la dictature, a réussi à rassembler autour du Conseil national de la Résistance et n’a jamais parlé sous la torture. Je ne voudrais pas oublier Gisèle Halimi (1927-2020), car elle a été, elle aussi, une grande combattante, non seulement comme avocate, mais aussi pour la défense des droits des femmes. Ces trois personnages-là sont marqués par la même approche de solidarité, de conviction et d’engagement, et ce n’est pas complètement au hasard si je les apprécie.