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Frisbee, pas de contact, auto-arbitrage… c’est quoi l’ultimate, ce sport porté par les Klakos launchers à Flers ?... |
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Les Klakos launchers organisaient la dernière phase du championnat régional d’ultimate frisbee. Les rencontres n’engendrent jamais la mélancolie. © klakos launchers
Discipline sportive méconnue, l’ultimate frisbee était à l’honneur le week-end dernier. Le club local, les Klakos launchers organisait le championnat régional. Onze équipes ont fait voler le disque.
Organisé sur trois week-ends, le championnat régional open d’ultimate frisbee a rendu son verdict. L’équipe granvillaise des Flying bulots accède au niveau National. Sur onze équipes présentes, les Flériens des Klakos launchers terminent à la quatrième place. Pour autant les Ornais ne sont pas déçus. Camille Heude, la responsable du club le souligne. « Avec nos équipes mixtes, on s’est bien amusés. » Comme les autres formations, les équipes flériennes n’ont pas l’intention de commencer à se prendre au sérieux. Leurs appellations en témoignent. « Avec notre référence au camembert que nous lançons, ce serait difficile. » Les Granvillais placent leurs trois équipes dans le top cinq, mais côté humour, ils ne sont pas en reste. Les Manchois empruntent leurs noms d’équipe à deux mollusques marins : le bulot et le buccinum undatum. Et ils les font voler.
Auto-arbitrage de rigueur
Pour autant, de par ses règles, ce sport est en vogue. « Globalement, comme au rugby on doit emporter le disque dans l’en-but adverse par une succession de passes, précise Camille Heude. On ne peut pas courir avec le disque en main et, surtout, il n’y a pas de contacts. » Et l’auto arbitrage est de rigueur. « Il y a même un classement à l’esprit du jeu. » Ancienne handballeuse de niveau National, Chloé Feillet s’est rapidement prise au jeu. « Je jouais à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). En arrivant dans la région, j’ai voulu pratiquer un nouveau sport. Par rapport à la mise en place du jeu, je n’étais pas perdue et le fait qu’il n’y ait pas de contacts m’a rapidement plu. »
Un essor chez les jeunes
Au niveau régional, les équipes granvillaises trustent les titres. « Ces formations bénéficient d’un recrutement de jeunes au sein d’établissements scolaires, explique Camille Heude. C’est ce qui fait leur force. » L’écart avec les autres clubs normands se creuse, car ces collégiens bénéficient d’une section sportive pour la pratique de l’ultimate. « De notre côté, nous avons essayé d’ouvrir un créneau d’entraînement pendant deux ans pour les lycéens, mais il y a peu de demandes. Nous avons arrêté. » Cette année, Thomas Ducos, lycéen de 15 ans, est l’unique jeune recrue. « Je continue à faire du BMX et de l’équitation, mais quand on a fait une initiation d’ultimate dans mon établissement scolaire, cela m’a tout de suite plu. J’ai commencé la pratique en septembre. Je ne connaissais personne, mais on m’a très bien accueilli. »
Contact : tél. 06 37 23 44 15.