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Haras du Pin. Éleveurs, fromagers, cuisiniers, ou artistes : la vache normande les inspire... |
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Estelle et Maude Quellier, parmi une partie du troupeau de la ferme des Prairies normandes, composé en majorité de normandes reconnaissables à leur robe marron et blanc. © Ouest-France
L’association Normande 61 organise le concours national de la race bovine normande samedi 1er juillet. Faisant plus largement la promotion des produits régionaux, ces éleveurs proposent également au public de découvrir une ferme pédagogique, un marché, et diverses animations rassemblées pour La Normande gourmande.
La vache normande a le blues. Ses effectifs baissent tous les ans. Pour contrer cette tendance, les éleveurs relèvent leurs manches et veulent sensibiliser le public aux qualités de cette « athlète complète », qui fournit à la fois un bon lait pour le fromage et une viande persillée, recherchée des amateurs. Elle sera la vedette de la Normande gourmande, samedi 1er et dimanche 2 juillet, un rendez-vous promotionnel à la fois professionnel et grand public, qui a lieu au Haras du Pin (Orne).
Deux cents représentantes de cette race vont participer au plus grand concours national, organisé samedi 1er juillet. Parmi elles, DPN Party, qui comme ses homologues, a été sélectionnée par un jury, en amont. Elle vit au Château-d’Almenèche, près d’Argentan, « dans un troupeau de 70 vaches composé de 50 normandes et 20 Prim’holstein, présente Sylvain Quellier, propriétaire des Prairies normandes avec sa femme Estelle depuis 2010. La normande est le bon profil pour notre ferme de 105 ha, composée de 70 ha d’herbe et le reste en maïs. » Des prairies qui lui ont permis de passer son lait en AOP en 2016 : « L’AOP nous impose 2 ha d’herbe pour un de maïs, et nous sommes bien au-dessus. Nous fournissons en priorité la fromagerie qui fabrique le camembert Jort. »
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La normande supporte bien le froid
Pour les défenseurs de la race, la normande est bien adaptée aux transitions actuelles liées au changement climatique puisqu’elle est plus gourmande en herbe qu’en maïs ou en soja. Le troupeau de Sylvain Quellier est à l’herbe « de mi-février à début décembre. Il supporte bien le froid, la chaleur d’aujourd’hui est plus problématique, souligne l’éleveur. Quand il fait trop chaud, les vaches pâturent la nuit. »
Pour participer au concours, DPN Party a été sélectionnée sur son physique mais pas que : « Il y a des normes au niveau de son lait, qui doit comporter un taux de protéines et de matières grasses, précise Estelle Quellier. Il faut aussi qu’elle ait de belles mamelles, de belles pattes qui vont bien vieillir. »

Maude va conduire DPN Party pour deux épreuves au concours national de la vache normande au Haras du Pin, samedi 1er juillet. Le dimanche 2 juillet, c'est la jeune femme qui sera jugée au concours des présentateurs. D. R.
Il faut aussi qu’elle sache marcher devant un jury, ce qu’elle a appris à faire en participant à des comices agricoles. « C’est Maude, notre fille, qui va se charger de la présenter. » Il y aura deux présentations dans le week-end : le samedi, où DPN Party sera jugée, et le dimanche, où ce sera au tour de Maude d’être jugée dans le cadre du concours des jeunes présentateurs. Sympa, ce double défi !

DPN Une fleur, un veau de 15 jours que les enfants pourront caresser sur le stand de la ferme pédagogique. Ouest-France
Samedi 1er juillet, dimanche 2 juillet, la Normande gourmande au Haras du Pin, avenue Henri IV, en face du château, le Pin-au-Haras.