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Homéopathie. « Il est temps de dérembourser », juge le Collège des généralistes1 |
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L'homéopathie est au centre d'une polémique. © FOTOLIA
Cette pratique, appréciée des Français, est au centre d’une intense polémique. Le Collège national des généralistes enseignants (CNGE) la qualifie ce jeudi de « méthode ésotérique ».
L’homéopathie fait l’objet d’un débat très virulent au sein du corps médical. « Il est temps de dérembourser les médicaments homéopathiques », a plaidé ce jeudi 10 janvier le Collège national des généralistes enseignants (CNGE). Au mois de novembre, dans un sondage Ipsos, 74 % des Français se prononçaient pour le maintien de son remboursement.
Une « pratique mystérieuse »
« Il n’y a aucun élément pour justifier encore aujourd’hui le remboursement de ces médicaments par la collectivité », juge la principale société scientifique de médecine générale française, dans un communiqué au ton très sévère.
"Il est temps de dérembourser les médicaments homéopathiques. Il est temps que l’homéopathie sorte du champ universitaire"Après l'avis de son Conseil Scientifique il y a 3 jours, communiqué de presse du #CNGE https://t.co/Ab1XsxjKGi1/ pic.twitter.com/O6LsTSpyhK
— CNGE (@CNGE_France) 10 janvier 2019
« Il n’y a de même aucune justification à l’enseignement de ce type de pratique mystérieuse à l’université ni au moindre label universitaire, poursuit le CNGE. Il est nécessaire d’abandonner les méthodes ésotériques qui appartiennent à l’histoire et qui aujourd’hui trompent les patients comme encore certains professionnels. »
Une tribune au vitriol
L’homéopathie consiste à administrer des substances en quantité infinitésimale, dans l’espoir de guérir. Certains médicaments sont remboursés à hauteur de 30 % par l’Assurance maladie, bien que leur efficacité n’ait pas été évaluée scientifiquement.
Cette technique appréciée des Français est au centre d’une intense polémique depuis la parution le 19 mars 2018 dans Le Figaro d’une tribune au vitriol, signée d’un collectif de 124 médecins. Cette tribune attaquait les « médecines alternatives », dont l’homéopathie, pratiquées selon les signataires « par des charlatans en tout genre qui recherchent la caution morale du titre de médecin pour faire la promotion de fausses thérapies à l’efficacité illusoire ».
Évaluer son efficacité
Le Syndicat national des médecins homéopathes français a déposé une soixantaine de plaintes disciplinaires devant l’Ordre des médecins contre des signataires de ce texte. Par ailleurs, le ministère de la Santé a saisi en août la Haute autorité de santé (HAS) pour évaluer l’efficacité de l’homéopathie et le bien-fondé de son remboursement.
La faculté de médecine de Lille a suspendu le 31 août son diplôme d’homéopathie pour l’année universitaire 2018-2019 dans « l’attente de la position » de la HAS. Initialement prévu pour février, l’avis de la HAS devrait finalement être rendu au printemps.
Dans un autre registre,il est temps de bannir les dépassement d'honoraires.
Conclusion : médecin ou banquier ?