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L'Aigle. Le budget 2026 sera marqué par la prudence... |
Le conseil municipal, présidé par le maire, Philippe Van-Hoorne, s’est réuni lundi à l’hôtel de ville. Le débat d’orientation budgétaire a été présenté par Pascal Gueugnon.
Débat d’orientation budgétaire
Les taux d’imposition ne vont pas augmenter en 2026, ont annoncé les élus au conseil municipal, lundi. Taxe d’habitation (résidences secondaires) : 10,55 % ; taxe foncière propriétés bâties : 52,19 % ; taxe foncière propriétés non bâties : 38,56 %.
Les recettes de fonctionnement progressent seulement de 0,63 % par rapport au budget primitif 2025. « Cette faible dynamique doit inciter à une grande vigilance quant à l’évolution de nos charges de fonctionnement, lesquelles, à défaut de pouvoir diminuer, devraient au minimum se stabiliser », explique Pascal Gueugnon.
Moins de dépenses d’énergie
Les dépenses de fonctionnement sont marquées par une diminution des dépenses d’énergie (électricité, gaz, réseau chaleur, fioul et carburant) avec 118 000 € d’économies. Concernant l’électricité (539 480 € en 2025 contre 425 350 € en 2026), la Ville a adhéré au groupement de commandes mis en œuvre par TE61 avec un nouveau marché attribué à Selfee au 1er janvier 2026.
Cette économie est en grande partie atténuée par les dépenses d’entretien des espaces verts, notamment celles liées au quartier de la Madeleine, après les aménagements de l’Anru (Agence nationale de rénovation urbaine) ainsi que par l’entretien des chemins communaux (environ 8 km) qui, jusqu’à présent, ne faisaient pas l’objet d’une programmation ni d’une exécution budgétaire. Une enveloppe de 80 000 € est prévue à ce titre dans le budget 2026.
Le coût de la vidéoprotection
Les dépenses de maintenance sont en hausse avec l’augmentation du parc de caméras de vidéoprotection et un nouveau contrat de maintenance début 2026, l’installation de deux ascenseurs à la mairie et au Bois-de-la-Pierre et d’une porte automatique à la médiathèque. Ces dépenses de fonctionnement progressent de 1,05 %.
Le réaménagement de la Madeleine
Pour le programme Anru du quartier de la Madeleine, le coût prévisionnel s’élève à 8,4 millions d’euros dont 4,6 millions à la charge de la Ville. La commune bénéficiera de 2,4 millions de subventions. Plusieurs dépenses complémentaires s’ajoutent, comme les travaux d’éclairage public, pour 265 000 €, les travaux de défense incendie pour 19 200 € ainsi que la rémunération de la CDC fixée à 18 300 € par an pendant quatre ans.
Un emprunt
Le capital restant dû au 1er janvier s’élève à 7,2 millions d’euros. Il sera nécessaire de recourir à l’emprunt (un million d’euros) pour financer une partie des dépenses d’investissement. Pour Philippe Van-Hoorne : « Peu de choses nouvelles sont prévues en 2026, année électorale. On va rester très prudents concernant nos finances. »
« On note que l’Anru est le principal investissement, que les dépenses augmentent de 1,05 %, qu’il va falloir essayer de faire progresser les recettes tout en restant vigilants », observe l’élu d’opposition Serge Delavallée.
Rénovation urbaine
Tout doit être engagé avant juin. La reconstruction de logements à l’emplacement des Sapinettes est prévue au premier trimestre tout comme la démolition de la tour Jules-Romains et les travaux du pôle d’animation sociale. Pour l’école de la Ribambelle, les enfants intégreront l’école Victor-Hugo à la rentrée car les travaux s’achèveront à l’été. À la place de l’école de la Ribambelle, Orne habitat construira treize logements locatifs sociaux avec démolition de l’école à l’automne. Corinne Le Blévec, conseillère d’opposition, a indiqué que son groupe s’abstenait. « L’aménagement du quartier est sympa mais l’école de la Ribambelle ne sera pas reconstruite dans ce quartier au même endroit. »
Divers
Le recensement de la population se déroulera du 15 janvier au 14 février avec un coordonnateur et vingt agents recenseurs dont les recrutements sont en cours.
La ville vient d’obtenir, pour le fleurissement, une 3e fleur après une 2e fleur obtenue en 2017.
Enfin, après une demande de Serge Delavallée concernant un incident sur le marché où des représentants de la CGT ont été interdits de distribuer des tracts, le maire répond : « On a établi un règlement intérieur sur la base des marchés de France. L’article 11 stipule que toute distribution de tracts à caractère politique ou religieux est interdite. Cet arrêté avait été envoyé au contrôle de légalité et je trouve les propos tenus par la CGT limites et je vais réfléchir à la meilleure solution. »