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L’association de pêche d’Argentan entre eaux troubles et belles prises... |
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À gauche Christian Madelaine, président de la Gaule Argentanaise. Complètement à droite Michel Lemesnil et, à ses côtés, Jean-Paul Doron. © Ouest-France.
Dimanche 26 janvier 2025 à Argentan (Orne), Christian Madeleine, président de la Gaule argentanaise, a présenté un bilan complet à l’occasion de l’assemblée générale, oscillant entre passion et problématiques liées à la pratique de la pêche dans le secteur.
Le président a commencé par une revue des effectifs : « Les jeunes pêcheurs ont légèrement augmenté (102 inscrits), mais l’attractivité auprès des femmes s’érode : seulement 16 % de pêcheuses en 2024 ». On observe un regain chez les adultes (398 inscrits) après une baisse due à la sécheresse de 2023 et à la hausse des prix.
Compétitions jusqu’au niveau national
Michel Lemesnil, président de la section sportive, a ensuite présenté le bilan sportif du club : « En coupe de France, nous avons eu quatre participants, et en championnat de France, Bruno Martin a terminé 24?. À titre personnel, j’ai fini 10? de cette épreuve, accédant ainsi pour la première fois à la catégorie Nationale 1 moulinet. »
Météo capricieuse
Christian Madelaine a évoqué les conditions météorologiques qui ont causé des problèmes pour l’association. « La sécheresse de 2023 a entraîné une baisse du nombre de cartes de pêche vendues, et les fortes pluies de 2024 ont provoqué des annulations de travaux et de concours de pêche. »
Dégradation des milieux aquatiques
Les inventaires piscicoles ont révélé une faible population de truites sauvages, signe d’une dégradation du milieu. Christian Madelaine explique qu’en octobre 2024, « une pollution a été constatée dans l’Orne entre Écouché et Argentan, sans que les pêcheurs n’aient pu identifier clairement son origine. La présence d’arbres tombés dans les rivières, souvent des peupliers aux systèmes racinaires superficiels, a aggravé cette pollution. »
Pour contrer ces difficultés, des lâchers significatifs de truites (fario et arc-en-ciel) ont été effectués, ainsi que des introductions de brochetons et de gardons pour enrichir la biodiversité.
Lire aussi : Poissons morts dans le fleuve l’Orne : pollution aquatique entre Argentan et Goulet
Débat sur les licences et enjeux environnementaux
Jean-Paul Doron, président de la fédération de l’Orne pour la pêche, a réagi après une interpellation pendant la séance par un des adhérents sur l’épineux sujet de l’augmentation de deux euros du prix des licences :
« C’est vrai que le prix des licences augmente, mais cette hausse reste minime : nous sommes une association. Il faudrait davantage s’inquiéter de la menace qui pèse sur le rôle de l’OFB (Office Français de la biodiversité). Seules les zones humides d’importance internationale (Ramsar) et les tourbières risquent d’être protégées. Cela mettrait en péril les inventaires locaux des zones humides. La priorité est donnée à l’usage économique et agricole de l’eau, au détriment des écosystèmes. »
L’ouverture de la pêche est fixée au 8 mars 2025, avec une fermeture au 21 septembre.