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L’avocat Marc Poisson est le nouveau bâtonnier du barreau d’Argentan... |
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L’avocat Marc Poisson sera le bâtonnier du barreau d’Argentan à partir du 1er janvier 2024. © Ouest-France
Dix-neuf avocats et avocates composent le barreau d’Argentan, qui s’étend jusqu’à Flers (Orne). Tous les deux ans, l’un d’eux est choisi pour les représenter. À partir du 1er janvier 2024, il s’agira de Marc Poisson, installé à Argentan depuis 2002.
À partir du 1er janvier 2024, Marc Poisson sera le représentant des dix-neuf avocats du barreau d’Argentan (Orne). Entretien
Quel est votre parcours ?
Je suis né à Bayeux il y a 48 ans, j’y ai fait mes études avant d’aller à la faculté de droit de Caen. Je suis inscrit au barreau d’Argentan depuis janvier 2002, d’abord collaborateur au sein du cabinet Lerayer et Cohen, avant de m’associer avec eux en 2006. Me Lerayer a pris sa retraite en 2013 et Me Cohen fin 2016. Mon associée, Me Céline Bollotte, Me Franck-Emmanuel Lamulle-Kerbastard avocat collaborateur, et moi-même, sommes des avocats généralistes : droit civil, droit du travail, droit pénal…
Quel est le rôle d’un bâtonnier ?
Il est élu par l’assemblée générale des avocats pour un mandat de deux ans. Il représente la profession auprès des institutions, notamment judiciaires. Il préside le conseil de l’ordre et gère les éventuels différends entre confrères ou consœurs. Il est aussi chargé de la taxation des honoraires en cas de litige (non-paiement ou contestation des honoraires par le client).
Pourquoi vous êtes-vous présenté ?
Je ne me suis pas présenté, mais c’était mon « tour ». Car Argentan est un petit barreau, être membre du conseil de l’ordre fait partie de nos nombreuses obligations. Je remercie Me Anne-Victoire Marchand, qui a fait deux mandats consécutifs de bâtonnier, quatre années de bâtonnat avec des circonstances peu évidentes : son début de mandat a été ponctué de grèves pour protester contre la réforme des retraites qui ne plaisait pas à la profession, puis il y a eu le Covid… Tout cela au sein d’un petit barreau, avec les départs de confrères non remplacés, Mes Huaumé, Lepelletier et Desdoits.
Quel cap vous fixez-vous ?
Faire en sorte de ne pas avoir un effectif plus réduit qu’aujourd’hui. Avec dix-neuf avocats, nous sommes le deuxième barreau le plus petit de France. À un moment donné, nous étions plus de trente. L’objectif serait que de jeunes confrères viennent intégrer notre barreau, mais on ne peut pas leur forcer la main, nous sommes une profession libérale avec une liberté totale de lieu d’exercice.
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Combien faudrait-il d’avocats, entre le Bocage de Flers et la plaine d’Argentan ?
Il faudrait qu’on soit au moins vingt-cinq pour assurer les permanences : celle des gardes à vue, mais aussi la permanence au sein du centre de détention pour les commissions de discipline, les permanences en matière d’hospitalisation d’office lorsqu’il y a débat devant le juge des libertés et de la détention, une permanence pour les audiences de baux d’habitation… Trente avocats, ce serait bien. Avoir davantage de confrères et consœurs n’entraînerait pas nécessairement une perte du chiffre d’affaires pour celles et ceux qui sont là . Car compte tenu de notre effectif réduit, nos cabinets sont un petit peu débordés.