|
L’Iran réitère son droit « inébranlable » à l’enrichissement d’uranium avant de nouveaux pourparlers... |
1
Le leader suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei le 16 juillet 2025. © IRANIAN LEADER PRESS OFFICE / HA / Anadolu via AFP
Alors que de nouveaux pourparlers entre Téhéran, l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne, doivent se tenir ce vendredi 25 juillet, l’Iran réitère son droit « inébranlable » à l’enrichissement d’uranium. Le pays est accusé par les Européens de chercher à se doter de l’arme nucléaire.
Bien décidé à défendre ses positions, l’Iran réitère son droit « inébranlable » à l’enrichissement d’uranium, avant une réunion avec des émissaires européens qui doit se tenir ce vendredi 25 juillet 2025 à Istanbul autour de son programme nucléaire.
« Surtout après la récente guerre (avec Israël, NDLR), il était important qu’ils (les Européens) sachent que les positions de l’Iran demeurent inébranlables et que notre enrichissement se poursuivra », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, cité par l’agence de presse Tasnim et rapporté par l’Agence France-Presse (AFP).
Des installations endommagées
Accusé de chercher à créer l’arme nucléaire dont seulement huit pays sont officiellement dotés aujourd’hui, l’Iran a essuyé fin juin des attaques des États-Unis, coordonnées avec Israël. Celles-ci ont notamment visé ses installations nucléaires que Téhéran reconnaît « sérieusement endommagées » par les bombardements.
Lire aussi : Une conférence internationale lundi à l’Onu pour « favoriser la reconnaissance de la Palestine »
Un constat qui ne décourage pas l’Iran dans ses projets d’enrichissement de l’uranium, comme le déclarait lundi 21 juillet son ministre des Affaires étrangères. Si le pays nie formellement les accusations relatives à la création d’une arme nucléaire, affirmant que son uranium n’est utilisé que pour des besoins civils, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a cependant confirmé un enrichissement à 60 %, très au-delà des limites fixées par l’accord de 2015.
Des discussions difficiles
L’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne doivent s’entretenir demain avec Téhéran pour discuter de son programme nucléaire. De même que les États-Unis qui, s’ils n’ont pas encore annoncé de date de rencontre avec l’Iran, ont récemment vu renaître l’espoir de négociations avec le pays.
Samedi 12 juillet, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi a affirmé : que la coopération de l’Iran « avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ne s’est pas interrompue », mais qu’elle « prendra une nouvelle forme ».