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La taxe abri de jardin augmente encore en 2024, voici comment calculer son montant... |
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La taxe d’aménagement, qui concerne les abris de jardin mais aussi les vérandas ou encore les piscines, grimpe encore en 2024. © Carole PASQUIER - BASLE / Ouest-France
La taxe d’aménagement, qui concerne les abris de jardin mais aussi les vérandas ou encore les piscines, grimpe encore en 2024. La valeur qui sert de base à son calcul a été revalorisée de 3,4 %, après une hausse de 8 % en 2023 et de 7 % en 2022.
C’est devenu une habitude. Cette année encore, la taxe d’aménagement, plus connue sous le nom de « taxe abri de jardin », augmente. La valeur forfaitaire, qui sert de base au calcul de cet impôt, suit en effet l’évolution de l’indice du coût de la construction, qui a tendance à grimper. La hausse atteint ainsi 3,4 % en 2024. C’est la 8e année consécutive que cette taxe augmente, rapporte BFMTV. Maigre consolation pour les Français concernés : l’augmentation est bien moins importante qu’en 2022 (+ 7 %) et 2023 (+ 8 %).
Abri de jardin, piscine, véranda
Pour rappel, cet impôt n’est réclamé qu’une seule fois au moment de la construction. Il concerne les travaux et aménagements qui nécessitent l’obtention préalable d’un permis de construire, d’un permis d’aménager, ou d’une autorisation préalable. Il est donc réclamé « pour toute création de surface de plancher close et couverte dont la superficie est supérieure à 5 m² et d’une hauteur de plafond supérieure ou égale à 1,80 mètre, y compris les combles et les caves », précise le ministère de l’Économie sur son site.
De nombreuses constructions entrent donc dans le champ de cette taxe : abri de jardin (même démontables), véranda close, garage etc. D’autres aménagements comme les piscines, les panneaux solaires, ou les parkings extérieurs sont aussi concernés. En revanche, « une pergola, une tonnelle ou une terrasse ne sont pas taxables, car elles ne sont pas closes et couvertes », précise le site de l’administration publique.
Des taux communaux et départementaux
Pour calculer le montant de cet impôt, l’administration fiscale part donc d’une « valeur taxable » par m² (valeur concernée par l’augmentation de 3,4 %) qu’elle multiplie par la surface de la construction. Mais ce n’est pas tout, elle applique ensuite le taux de la commune concernée, compris entre 1 et 5 % (une majoration jusqu’à 20 % peut être appliquée dans certains secteurs), puis le taux départemental, fixé à 2,5 % au maximum.
En 2024, la valeur forfaitaire s’élève à 914 € par m² pour un projet de construction type abri de jardin, à 258 € par m² pour une piscine ou encore à 10 € par m² pour des panneaux solaires. Le site de l’administration prend ainsi l’exemple d’une construction close de 50 m² avec un taux communal de 3 % et un taux départemental de 2,5 %. La part communale s’élèvera donc à 1 371 € (50 x 914 x 3 %) et la part départementale à 1 142 €, soit une taxe d’aménagement totale à payer de 2 513 €.