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Le documentaire « Animus Femina », au Goyen ce vendredi, met à l’honneur quatre femmes proches de la faune sauvage... |
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Le documentaire explore le parcours de quatre femmes engagées dans la protection du vivant. © DR
Ce vendredi 23 janvier 2026, un ciné-débat est organisé au cinéma le Goyen à Audierne (Finistère). Le documentaire « Animus Femina », qui raconte le parcours de quatre femmes en proximité avec la faune sauvage, sera projeté.
Un ciné-débat est organisé vendredi 23 janvier 2026, à 20 h 30, au Goyen à Audierne (Finistère). Le documentaire « Animus Femina » sera projeté. Les spectateurs pourront ensuite échanger avec la réalisatrice Éliane de Latour et Ophélie Brunet, représentante de Ferus, association nationale pour la protection des grands prédateurs.
« Animus Femina » relate le parcours de quatre femmes en proximité avec la faune sauvage : elles explorent nos relations au vivant à travers la réparation, la réflexion, l’art et le « vivre avec ». Des récits qui invitent à décentrer notre regard humain et à repenser nos manières d’habiter le monde à l’heure de la crise climatique.
Quatre femmes, quatre parcours
Chargée de recherche au CNRS du laboratoire LOCEAN, spécialiste de l’Antarctique en biologie marine, Sara étudie les manchots et les phoques, sentinelles des bouleversements océaniques. Face au déni persistant, elle alerte sur le dérèglement du pôle Sud, tout en questionnant l’empreinte carbone de sa propre science. Avec d’autres, elle cherche des méthodes plus sobres, dans l’espoir d’une relation éthique avec le vivant.
Par le soin et la remise en liberté d’animaux sauvages, Marie Pierre, la vétérinaire engage une éthique de la réparation et de la responsabilité. Sur tous les fronts — justice, publications, alertes sanitaires, lutte contre un urbanisme hostile — elle agit sans relâche. Jusqu’à recevoir des menaces. En parallèle, elle collabore avec le Muséum d’Histoire naturelle pour documenter la coévolution du vivant via une épidémio-surveillance.
Artiste d’origine britannique, Isis peint la part sensible du sauvage. Ses œuvres, inspirées par les patients de l’Hôpital, tissent un lien atemporel entre humains et bêtes, mythe et écologie. Évoquant les bestiaires des grottes, les modèles d’Isis semblent animés d’intentions ; ils dégagent une liberté archaïque chargée des premiers pactes entre Homo sapiens et animaux.
Perchée dans une zone ré-ensauvagée des Asturies, Francine vit seule parmi les animaux, sa « famille ». Grâce à eux, elle a retrouvé souffle et sens, loin d’une fin sous oxygène due à une malformation de naissance. Elle défend son sentier de montagne contre les bulldozers lancés pour en faire une piste de quads — sans renoncer aux promos du supermarché à une journée de marche.