|
Le Mêle-sur-Sarthe. À mi-chemin de l’Atlas pour la biodiversité communale... |
1
Observation nocturne. © Ouest-France
L’Atlas de la biodiversité communale (ABC), programme de deux années et trois objectifs sont à mi-chemin. Des inventaires ont été menés à l’automne 2021 et au printemps 2022 sur les groupes suivants : la flore, les invertébrés, les mammifères, les oiseaux, les reptiles et les amphibiens.
Trois questions à Chloé Bizien, chargée de mission pour le Parc naturel régional Normandie Maine.
Quels sont les enjeux d’un Atlas de la biodiversité communale (ABC) dans ce territoire ?
Trois enjeux sont mis en avant : mieux connaître la biodiversité (faune, flore et milieux naturels) ; que cette connaissance puisse être utile au territoire, pour l’aménagement du territoire (par le biais du PLUI) ou pour la mise en valeur de ce patrimoine naturel. Enfin, sensibiliser les habitants et acteurs du territoire à la biodiversité et ses enjeux actuels (liés à l’érosion actuelle de la biodiversité ou au changement climatique par exemple).
Quel est le public concerné par cette démarche ?
Nous avons un public assez large : certains sont déjà intéressés par la nature et sont connaisseurs, mais la majorité du public est familiale et dans une phase de découverte de la nature. Sur les animations, nous accueillons tous les âges, des enfants aux seniors. Nous travaillons avec les écoles, les associations et différentes structures du territoire (centre de plein air, médiathèque, etc.). Nous avons pu mener une soixantaine d’activités depuis le commencement des ABC, et nous comptons plus de 900 participants en tout.
Quels objectifs vous étiez-vous fixés pour mi-parcours ? Sont-ils atteints ?
On peut citer quatre objectifs, atteints ou en cours : mettre en place un programme d’animations publiques, avec des thèmes liés au territoire et qui croise l’aspect nature avec d’autres approches (l’art : dessin, poésie ; la culture ; la cuisine, etc.). C’est à la fois atteint et en cours puisque cela continue pendant un an. Nous avons déjà fait une soixantaine d’activités pour un public d’environ 900 personnes. Secondement, faire réaliser des inventaires complémentaires pour enrichir la connaissance. Les inventaires ont presque tous été réalisés en 2022 et sont sur le point de se clôturer. Quatre associations ont été à la manœuvre pour cela. Enfin, mettre en place une enquête sociologique sur les relations entre les habitants et la nature. C’est en cours, et chacun peut y participer jusqu’à septembre. Sans oublier la transmission des connaissances à la structure qui s’occupe des documents d’urbanisme à la communauté de communes, laquelle est en cours.
Pour mieux connaître la relation entre les habitants et la nature, le questionnaire est actuellement accessible depuis ce lien. https://urlz.fr/iu59. Un autre moyen de participer outre les diverses activités proposées tous les mois.