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Le terminal méthanier « Cape Ann » a finalement quitté le port du Havre, plus de deux ans après son arrivée... |
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Le navire méthanier « Cape Ann ». Ici le lundi 18 septembre 2023 lors de son entrée dans le port du Havre (Seine-Maritime). © Martin ROCHE / Archives Ouest-France
Le « Cape Ann », terminal méthanier propriété de TotalEnergies, a quitté le port du Havre (Seine-Maritime) mercredi 21 janvier 2026 dans la nuit. Il y était entré en septembre 2023, sur fond de contestations liées à la guerre en Ukraine.
Le terminal méthanier flottant « Cape Ann », propriété de TotalEnergies, a quitté  cette nuitÂ
le port du Havre (Seine-Maritime) après y avoir été contraint par la justice en octobre 2025, a annoncé le port du Havre mercredi 21 janvier 2026.
 Ce départ était prévu, en application du jugement rendu par le tribunal administratifÂ
, a expliqué à l’AFP Florian Weyer, directeur délégué du port du Havre, confirmant une information de France 3.
Lire aussi : TotalEnergies doit démanteler son terminal méthanier décrié au Havre : à quoi servait-il ?
Des recours d’associations écologistes
En octobre 2025, le tribunal administratif de Rouen avait enjoint au gouvernement d’abroger l’arrêté autorisant l’installation du terminal  dans un délai de deux moisÂ
.
Cette décision faisait suite à de nombreux recours d’associations écologistes remettant en cause la nécessité de ce terminal pour l’approvisionnement énergétique français et les risques pour l’environnement.
Le jugement avait poussé le ministre de l’Économie Roland Lescure à faire signer un arrêté le 12 décembre 2025 fixant au plus tard au 8 mai 2026 la  fin du maintien en exploitation du terminal méthanier flottantÂ
Cape Ann exploité par TotalEnergies LNG Services France dans le port du Havre.
Il « n’est plus aujourd’hui nécessaire »
TotalEnergies a précisé à l’AFP que le terminal méthanier flottant du Havre « n’est plus aujourd’hui nécessaire, comme en témoigne son absence d’utilisationÂ
car  les conditions d’approvisionnement en gaz de la France et de l’EuropeÂ
sont  désormais stabiliséesÂ
.
Julien Bayou, ancien député écologiste et avocat de l’association Écologie pour le Havre (EPLH), à l’origine des recours, s’est pour sa part réjoui auprès de l’AFP d’une  belle victoire du droit de l’environnement : la ténacité de la petite association a fait plier la grande multinationaleÂ
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 Pour le droit à un environnement sain comme pour notre souveraineté, il ne fait pas bon dépendre du gaz russe ou américain »,
a-t-il conclu.
Le Cape Ann, navire doté d’équipements de regazéification, avait été ancré en octobre 2023 dans le port du Havre afin d’approvisionner la France en gaz naturel liquéfié (GNL). Son installation avait été décidée en 2022, dans le contexte de la guerre en Ukraine et des craintes de pénuries d’énergie.