Accueil Info Info en continu Les cas de tuberculose bovine se multiplient en Normandie : ce syndicat agricole veut des aides pour valoriser le lait

Les cas de tuberculose bovine se multiplient en Normandie : ce syndicat agricole veut des aides pour valoriser le lait

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photo  un foyer de tuberculose bovine a été identifié à combray (calvados). une vache limousine est sortie positive de la prophylaxie.  ©  mathieu pattier / archives ouest-france 1

Un foyer de tuberculose bovine a été identifié à Combray (Calvados). Une vache limousine est sortie positive de la prophylaxie. © Mathieu PATTIER / Archives Ouest-France

La tuberculose bovine a été identifiée dans une cinquième ferme d’Athis-Val-de-Rouvre (Orne). La zoonose a aussi touché un élevage de Combray (Calvados), toujours en Suisse normande. La Confédération paysanne réclame des financements publics pour valoriser le lait des élevages sous surveillance ou déclaré infecté.

Alors que la prophylaxie (détection) des cheptels de bovins bat son plein, les cas de tuberculose se multiplient en Suisse normande. Un cinquième foyer a été détecté, il y a quelques jours, à Athis-Val-de-Rouvre (Orne).

La zoonose (maladie transmissible à l’homme) avait déjà touché quatre fermes (lait et bovin viande) de la petite commune, à la fin de l’année 2025. Et 1 500 animaux y ont déjà été abattus ou sont sous le coup d’un abattage.

Lire aussi : En Suisse normande, la tuberculose bovine fait trembler les éleveurs

La crainte des élevages voisins

L’élevage concerné, qui est voisin d’un des quatre troupeaux déjà infectés, a dû faire abattre huit animaux (sur 100). Ils étaient sortis positifs à la prise de sang.

Quand votre élevage est situé à côté d’une ferme placée sous arrêté préfectoral portant déclaration d’infection (ADPI), l’État vous demande de pratiquer des prises de sang (“interférons”) sur les animaux, même si l’intradermotuberculination comparative (IDC) avait été négative. Et ces tests sanguins ont été rendus plus sensibles, dénonce Christophe Davy, autre voisin des fermes infectées, dont l’élevage laitier bio a été placé sous surveillance, à cause d’une… clôture jugée défaillante.

Un cas aussi dans le Calvados

Toujours en Suisse normande, mais dans le Calvados, à Combray, une vache de race Limousine d’un élevage allaitant est sortie positive suite à la prophylaxie. C’est une première, cette année, dans le département. La ferme encourt l’abattage total de ses animaux.

C’est insupportable pour les éleveurs d’avoir cette épée de Damoclès tous les ans. Combien de temps ça va durer ? Il faudra attendre vingt ans avant qu’on change de protocole ? s’indigne Jocelyn Bertrand, éleveur allaitant, dont la ferme située à proximité de celle de Combray, avait été touchée par la tuberculose il y a trois ans.  Son troupeau de 305 bovins avait dû être abattu.

Depuis 2015, la Suisse normande est sous surveillance. Le GDS et la chambre d’agriculture nous parlent d’éradication, mais j’aimerais entendre autre chose de la part d’organisations syndicales agricoles, explique l’éleveur allaitant, membre d’un collectif opposé à l’abattage total des cheptels infectés.

« La production laitière ne peut plus être valorisée »

C’est aussi l’avis de la Confédération paysanne de Normandie. Dans un communiqué du 10 février 2026, le syndicat dit s’inquiéter pour le maintien des élevages laitiers dans ces territoires concernés par la tuberculose.

Lorsqu’un élevage est suspecté de tuberculose, il est placé sous Arrêté préfectoral de mise sous surveillance (APMS). En cas de confirmation, un arrêté préfectoral portant déclaration d’infection (APDI) est pris. Dans ces deux situations, le lait produit est aujourd’hui détruit, alors même qu’il provient majoritairement de vaches cliniquement saines, rappelle la Conf’.

Cette absence totale de débouchés pour le lait pénalise lourdement les éleveurs concernés et oriente de fait les décisions sanitaires. En effet, si l’abattage partiel du troupeau est théoriquement possible, il devient économiquement intenable dès lors que la production laitière ne peut plus être valorisée. Les éleveurs se retrouvent alors enfermés dans une alternative inacceptable : perdre tout revenu laitier ou accepter l’abattage total de leur troupeau.

Dénonciation d’une logique « éradicatrice »

Comme le collectif d’éleveurs, le syndicat agricole dénonce la logique éradicatrice et des outils de détection inadaptés, qui conduisent à l’abattage de vaches saines et à la disparition d’exploitations viables, sans garantie de maîtrise durable de la maladie.

La Confédération paysanne Normandie demande que les laits produits sous APMS et APDI puissent être valorisés de manière équivalente, grâce à des financements publics, et commercialisés sur le territoire national. Cette mesure permettrait de sécuriser les collecteurs, de donner de la visibilité aux éleveurs et surtout de rendre réellement possible le choix de l’abattage partiel, en accord avec les acteurs de la filière.

 
Guillaume Le Du    Ouest-France  

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