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Les maires de l’Orne pointent des incivilités et les limites de leur pouvoir de police... |
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Les maires de l’Orne sont venus en force à leur assemblée générale, jeudi 19 octobre, et ont été invités à intervenir. © Ouest-France
Lors de l’assemblée générale de l’Association des maires et des intercommunalités de l’Orne, jeudi 12 octobre au Pin-au-Haras (Orne), des maires ont demandé des précisions au préfet sur son application difficile, face à la montée des incivilités.
Les incivilités subies par les maires ont été abordées à différentes reprises lors de l’assemblée générale de l’Association des maires de l’Orne (Amo), jeudi 12 octobre, au haras du Pin (Orne).
La maire de Saint-Hilaire-de-Briouze, Christine Pommier, « agressée par des tags et [qui] a failli prendre une claque » a demandé la mise en place d’une ligne d’écoute au sein de l’Amo. « Il existe une convention nationale avec la police (Raid) et la gendarmerie (GIGN) qui pourront prodiguer des formations pour prévenir ces risques », a assuré Joël Balandraud, secrétaire général adjoint de l’Association des maires de France.
« Vous aurez les informations par secteur dès début 2024 », a précisé Philippe Van Hoorne, président de l’Amo. « Quand c’est quelqu’un que vous connaissez bien et que vous embrassez pour dire bonjour, vous n’êtes pas préparée à ça », a conclu la maire.
Un rendez-vous national début novembre
Le maire de Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe, Philippe Bigot, a relancé la question des limites du pouvoir de police au préfet. Soulignant que les maires ruraux ont davantage de pouvoir
, Sébastien Jallet a aussi renvoyé vers de la formation.
Vous pouvez aussi poser vos questions pratiques à votre sous-préfète.
Certains procureurs vous diront de faire attention aux procédures car ce n’est pas votre métier
, a pointé Joël Balandraud.
Prenant en exemple l’agression de la maire de Saint-Hilaire-de-Briouze, le maire d’Alençon, Joaquim Pueyo, a rappelé les limites d’user de son pouvoir de police : On n’en a pas forcément les moyens.
Le préfet a rappelé la tenue de la Convention nationale pour la démocratie locale, début novembre, où le statut des élus sera remis à plat, ainsi que leurs rémunérations, leurs formations, la simplification de l’action politique locale…