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Les parents d’élèves mobilisés contre une suppression de classe au collège de Trun... |
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La mobilisation des parents d’élèves du collège André-Malraux à Trun a réuni quatre-vingts personnes. © Ouest-France
Jeudi 19 juin 2025 à Trun (Orne), quatre-vingts personnes se sont réunies devant le collège André-Malraux pour protester contre l’annonce de la suppression d’une classe de 4e et la fin du dispositif Ulis qui permet l’accompagnement des élèves en difficulté.
Jeudi 19 juin 2025 à Trun (Orne), quatre-vingts personnes se sont retrouvées en fin d’après-midi devant l’entrée du collège André-Malraux, pour protester contre l’annonce de la suppression d’une des trois classes de 4e en septembre, ainsi que la fin du dispositif Ulis, qui permet un accompagnement pour les élèves en difficulté. « Pour les familles de ces deux enfants en grande difficulté qui devront quitter Trun pour un autre établissement à l’environnement moins familier et moins familial, c’est la double peine », s’offusquent les parents d’élèves. Ils rappellent qu’en 2023, Pap Ndiaye, alors ministre de l’Éducation nationale avait annoncé que chaque collège aurait une classe Ulis d’ici la fin du quinquennat. « Alors que la loi handicap fête ses 20 ans et que ses promoteurs vantent son succès, on se rend compte que la réalité du terrain est tout autre ! »
« Une classe en moins remet en cause tout ce qui fonctionne »
Selon les prévisions pour septembre, il y aurait cinquante-huit élèves de 4e. « Passer juste sous le seuil de soixante enfants entraîne une suppression de classe, soupire Michaël Herbulot, porte-parole des parents d’élèves et membre du conseil d’administration de l’établissement. Cette logique purement mathématique a d’importantes répercussions… » A commencer par des classes à vingt-neuf élèves contre vingt à vingt-cinq jusqu’alors. « Ça va remettre en cause tout ce qui fonctionne bien jusqu’à présent ! Un travail personnalisé qui permettait d’avoir beaucoup de progrès dans les acquis des enfants. Mais aussi des projets pédagogiques (section nature, mini-entreprise, section golf) qui seront remis en question car certains enseignants devront partager leur temps de travail avec d’autres établissements et ne pourront plus s’impliquer comme ils le font actuellement… »
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91 % d’absentéisme à la journée Collège mort
Pour protester, les parents avaient organisé une journée « collège mort » largement suivie puisque seuls 9 % des élèves (22 sur 250) sont venus en cours jeudi. Puis, il y a eu ce rassemblement devant le collège, avec la présence de plusieurs élus municipaux de Trun, dont le maire, et son homologue de Coulonces. « Un maire ne peut pas changer les règles, mais il se doit d’appuyer la demande des parents », a indiqué Jacques Prigent. La conseillère départementale Cendrine Chazé-Foucher a précisé avoir écrit – avec le député – au directeur académique, « mais sans réponse jusqu’à présent ».