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Les salariés des aéroports de Paris appelés à la grève ce mardi 21 mai... |
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Des employés d'Aéroports de Paris (ADP) portent l'équipement de l'équipe française de saut à la perche avant qu'il ne soit chargé dans un avion d'Air France, sur le tarmac de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle à Roissy, au nord de Paris, le 16 mai 2024. © DIMITAR DILKOFF / AFP
Les syndicats d'Aéroports de Paris appellent à la grève ce mardi 21 mai 2024. Ils réclament notamment des embauches et des « gratifications homogènes » pour les salariés mobilisés pour les Jeux Olympiques.
Les agents des aéroports parisiens sont appelés à se mettre en grève mardi 21 mai 2024 pour demander, entre autres, des embauches, l'ouverture de négociations pour une revalorisation salariale ainsi que des « gratifications homogènes » pour les salariés mobilisés pendant les Jeux olympiques. Un préavis de grève avait été déposé par les syndicats le 10 mai dernier.
Dans un communiqué, la CGT, la CFDT, FO et l'Unsa estiment que « les effectifs restent très insuffisants pour faire face à l'accroissement du trafic et aux exigences de qualité de service sans cesse revues à la hausse ».
Pas de perturbations majeures attendues
La mobilisation, qui concerne l'ensemble des personnels, devrait être importante mais sans engendrer de perturbations majeures dans les deux principales plateformes aéroportuaires françaises, Roissy Charles-de-Gaulle et Orly, selon une source syndicale interrogée par Le Parisien.
Les syndicats d'Aéroports de Paris (ADP) réclament « un plan d'embauche d'urgence » ainsi que « l'ouverture immédiate de négociations des grilles avec revalorisation ». Ils demandent également « une gratification homogène pour tous les agents ADP (volontaire ou non / opérationnel ou non) travaillant du 8 juillet au 15 septembre » pour les Jeux olympiques et paralympiques.
Une grève le jour de l'assemblée générale d'ADP
Cette grève a lieu le même jour que l'assemblée générale d'ADP, qui doit entériner le non-renouvellement du mandat de l'actuel PDG Augustin de Romanet, dont la mission se terminera après les JO. Il préside depuis 2012 le groupe aéroportuaire, détenu à 50,6% par l'État français.
« Les actionnaires – dont l'État actionnaire majoritaire - sont convoqués en assemblée générale pour valider des décisions qui conforteront l'augmentation de leurs dividendes même si ces choix sont néfastes aux salariés et pour l'avenir d'ADP », écrivent les syndicats.
Ils appellent également à une manifestation au sein de l’aéroport, au terminal 2E.