Accueil Info En France et dans le Monde #Lundi14septembre. 5 questions sur la polémique des vêtements «provocants» à l’école

#Lundi14septembre. 5 questions sur la polémique des vêtements «provocants» à l’école

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photo au sein du mouvement #lundi14septembre, collégiennes et lycéennes réclament de pouvoir porter ce qu’elles veulent dans leur école, et de ne plus se voir refuser ou reprocher leur tenue vestimentaire par la direction. © fotolia 1

Au sein du mouvement #Lundi14septembre, collégiennes et lycéennes réclament de pouvoir porter ce qu’elles veulent dans leur école, et de ne plus se voir refuser ou reprocher leur tenue vestimentaire par la direction. © Fotolia

Jupe trop courte, décolleté trop plongeant, trop de maquillage… Depuis plusieurs jours, collégiennes et lycéennes témoignent des remarques qu’elles peuvent recevoir de la part de la direction de leur établissement sur leur tenue vestimentaire. Le mouvement a, depuis, pris de l’ampleur. Et la récente réponse du ministre de l’Éducation nationale suscite la polémique.

Décolletés, mini-jupes, débardeurs courts… Lycéennes et collégiennes ont défié, lundi 14 septembre, la « tenue correcte exigée » imposée par la plupart des établissements scolaires. D’où vient ce mouvement du « 14 septembre » ? Explications.

1. Comment est né le mouvement ?

Le mouvement du « 14 septembre » a vu le jour sur les réseaux sociaux. Et plus précisément sur TikTok, la semaine dernière. Des lycéennes racontent qu’elles se sont vues reprocher ou refuser l’entrée dans leur établissement à cause de leur tenue vestimentaire, jugée inappropriée, soit pour un décolleté, une jupe trop courte, ou un nombril apparent.

Rapidement, les témoignages se multiplient sur le réseau social, mais aussi sur Twitter et sur Instagram. De là émanent les hashtags (mots-dièse) #Lundi14septembre et #libérationdu14.

2. Que s’est-il passé le lundi 14 septembre ?

Ces hashtags, au-delà d’un effet boule de neige sur les réseaux, étaient aussi une invitation aux jeunes filles. Celle à venir en cours, lundi 14 septembre, vêtues de manière « provocante », reprenant ainsi les termes utilisés par les établissements scolaires. Rapidement, le hashtag #Lundi14septembre s’installe dans le top des tendances France de Twitter.

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Cette action rappelle « La Journée de la jupe », dont le premier épisode avait vu le jour dans un lycée technologique, près de Rennes (Ille-et-Vilaine) en 2006. À l’époque, des jeunes filles d’une des classes de l’établissement font savoir qu’elles aimeraient pouvoir s’habiller comme elles le souhaitent sans craindre le jugement des autres élèves. C’est comme ça qu’à lieu la toute première Journée de la jupe.

3. Qu’en dit le ministre de l’Éducation nationale ?

La réponse de Jean-Michel Blanquer aux adolescentes fait polémique. Pour lui, « les chefs d’établissements sont tout à fait dans leur rôle de faire respecter des tenues normales. Il suffit de s’habiller normalement et tout ira bien. » À peine ces mots prononcés, le ministre de l’Éducation nationale a été très critiqué sur les réseaux sociaux.

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Le ministre de l’Éducation nationale a également indiqué qu’« entre ceux qui ne veulent pas que l’on voie leur visage et ceux qui veulent avoir des tenues de tout ordre, il faut faire preuve d’un grand bon sens. Et c’est d’ailleurs un grand bon sens que l’on voit dans les règlements intérieurs des établissements. »

4. Que dit la loi sur la tenue à l’école ?

Concrètement, existe-t-il une règle sur la tenue vestimentaire des élèves dans les établissements scolaires ? Chaque collège ou lycée va définir ses critères dans son règlement intérieur. Ils doivent toutefois respecter quelques consignes qui sont disponibles sur le site du ministère de l’Éducation et qui ne sont pas spécifiques aux vêtements.

Cependant, même si cela n’est pas le sujet du mouvement du 14 septembre, il faut tout de même rappeler l’une des lois française (2004) sur la laïcité, qui a une incidence sur la tenue vestimentaire des élèves. Elle stipule que « dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit. Le règlement intérieur rappelle que la mise en œuvre d’une procédure disciplinaire est précédée d’un dialogue avec l’élève. »

Selon une autre loi, de 2010, « nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage. »

Pour le mouvement du 14 septembre, la plupart du temps, la question est résumée par une « tenue correcte exigée » dans les règlements intérieurs, sans davantage de précisions.

L’Union nationale des lycéens (UNL), qui soutient la mobilisation, pointe le « flou juridique » entourant ces règlements. Pour son président, Mathieu Devlaminck, « les jugements qui sont faits rejoignent souvent des stéréotypes sexistes ». D’ailleurs, l’une des remarques souvent faites aux élèves visées serait que des tenues trop légères pourraient perturber le bon déroulement des cours.

5. Qui soutien le mouvement ?

Cette « culpabilisation » est dénoncée par Caroline de Haas, militante féministe. Son collectif #NousToutes a pris activement part au « Mouvement du 14 septembre ». « Il faut refuser la culpabilisation des femmes. Nos tenues ne sont pas le problème. Le problème, c’est le harcèlement, les agressions et les viols. »

Sur Twitter, #Noustoutes proposent aussi aux jeunes femmes de partager leurs pétitions lancées à l’attention de l’administration de leur établissement scolaire. Les membres du collectif ont aussi

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La ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, a elle aussi apporté son appui au mouvement, « avec sororité », sur son compte Twitter. Elle écrit : « Aujourd’hui #lundi14septembre, des jeunes filles ont décidé spontanément, partout en France de porter jupes, décolletés, crop-top, ou maquillage pour affirmer leur liberté face aux jugements et aux actes sexistes. »

La chanteuse Angèle, connue pour ses engagements en faveur de la cause féministe, a elle aussi témoigné son soutien à #Lundi14septembre sur Instagram.

Autre soutien remarqué, celui de la jeune femme dont l’entrée au musée d’Orsay avait été refusée à cause du décolleté de sa robe.

 
Ouest-France  

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#Lundi14septembre. 5 questions sur la polémique des vêtements «provocants» à l’école

une femme reste une femme..elle n est pas responsable de la morphologie de son corps..seul les regards depraves la regarde avec mepris ..la femme doit pouvoir se vetir comme elle l entends...je parle de la femme francaise

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