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Mode. Amour collective, la marque normande engagée est invitée à la Slow Fashion week de Marseille... |
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La créatrice granvillaise Cassandre Lemeilleur a fondé la marque Amour Collective, avec laquelle elle habille des corps quels que soient leur âge ou leur morphologie. Elle a annoncé ce vendredi 13 mars 2026 qu’elle était retenue pour participer au défilé de la clôture de Slow Fashion week de Marseille, samedi 13 juin 2026. © Mathis Harpham, archives Ouest-France
Après un défilé interâges au Mont-Saint-Michel, une exposition à Londres et la consécration avec sa veste dorée aux 1 300 boutons recyclés portée par Daphné Bürki lors des JO de Paris, l’aventure continue pour la Normande Cassandre Lemeilleur et sa marque Amour collective. Elle vient d’être sélectionnée pour défiler à la prochaine Slow Fashion week de Marseille, un évènement pour une mode plus éthique et durable.
C’est une actualité de dingue pour Amour collective, je suis trop contente.
C’est toute en joie, que la styliste engagée de Saint-Planchers, près de Granville (Manche), Cassandre Lemeilleur, a annoncé ce vendredi 13 mars 2026 que sa marque, Amour collective, avait été retenue pour la 2e édition de la Slow Fashion week à Marseille. Une sorte d’anti Fashion week classique, qui se veut plus éthique et plus durable.

C’est dans son atelier de Saint-Planchers (Manche), près de Granville, que Cassandre a annoncé la bonne nouvelle à la presse et à des partenaires. Ouest-France
Une aventure de plus
Après son défilé inclusif au Mont-Saint-Michel en 2023, une exposition à Londres, et sa veste aux 1 300 boutons recyclés portée par Daphné Bürki aux Jeux olympiques de Paris en 2024, les aventures s’enchaînent pour Cassandre, devenue maman en décembre. L’an dernier, je suis allée à Marseille pour découvrir la Slow Fashion week et j’ai eu un super contact avec le collectif Baga, six filles organisatrices de l’évènement. Il y a quelques jours, elles m’ont appelé pour me proposer de participer au défilé de clôture, samedi 13 juin 2026 à midi, au parc des Sœurs franciscaines de Marseille. C’est un truc de dingue !
50 looks et 50 modèles en 3 mois
La créatrice se reconnaît parfaitement dans cet évènement. Il n’y a qu’un invité extérieur, et cette année, ce sera nous. L’an dernier, l’évènement a eu un retentissement médiatique national et même international incroyable, donc on mesure notre chance.
Cassandre Lemeilleur a désormais trois mois pour monter son défilé. On doit créer 50 looks et voir si on fait un casting normand et marseillais pour nos 50 modèles qui vont défiler. C’est très court.
D’autant plus court que la semaine prochaine, elle est invitée trois jours par l’Alliance française à être jurée pour la Biennale de Malte. Ce n’était pas prévu mais il y a eu un désistement. Un truc pareil, ça ne se refuse pas.

Chaque évènement est vécu comme une formidable aventure pour Cassandre Lemeilleur, qui aime les partager avec celles et ceux qui la soutiennent. Ouest-France
Et pourquoi pas la Normandie en 2027 ?
Si l’urgence, pour l’association Futur collective qui porte les évènements de la marque Amour collective, c’est la Slow Fashion week 2026, Cassandre confie que 2027 est déjà en discussion. Avec les filles de Marseille le courant passe tellement bien, nous sommes tellement en phase, que la Normandie est pressentie pour organiser la Slow Fashion week 2027. Mais ça signifie fédérer d’autres créatrices et créateurs qui ont la même vision de la mode, des partenaires privés, publics aussi. Pour le moment rien n’est fait mais ce serait tellement bien !
La Slow Fashion week, c’est quoi ?
Du 7 au 14 juin 2025, le collectif Baga, engagé pour une mode écoresponsable, a organisé dans la cité phocéenne sa première Slow Fashion week. Une semaine d’une autre vision de la mode, que celle des Fashion weeks classiques, trop élitistes, trop polluantes
, selon le collectif.
À Marseille l’an dernier, plus de 80 créatrices et créateurs étaient présents et ont proposé une mode plus responsable, plus locale, et surtout, plus humaine, avec des ateliers, des conférences, des expositions et quelques défilés triés sur le volet. 10 000 personnes s’y sont rendues. Et tout est gratuit !