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Monique Olivier dans l’Orne ce mardi, pour tenter de retrouver le lieu où est le corps de Lydie Logé... |
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Ex-femme du tueur en série Michel Fourniret, Monique Olivier a été condamnée à la perpétuité, en décembre 2023, à Nanterre, pour sa complicité dans l’enlèvement et la mort d’Estelle Mouzin, Joanna Parrish et Marie-Angèle Domèce. Ce mardi 21 janvier 2025, elle devrait faire le déplacement dans l’Orne, pour aider les enquêteurs à retrouver le corps de Lydie Logé. © archives Hans Lucas/AFP
Monique Olivier, veuve du tueur en série Michel Fourniret, devrait être extraite de sa cellule de la prison ce mardi 21 janvier 2025 et transportée dans l’Orne. Elle a avoué son implication dans la disparition, à Saint-Christophe-le-Jajolet, en décembre 1993, de Lydie Logé, une jeune femme de 29 ans. Selon elle, « l’ogre des Ardennes » aurait étranglé la mère de famille après avoir tenté de la violer. But de ce déplacement : aider les enquêteurs a retrouvé l’endroit où serait le corps.
Selon RTL, Monique Olivier, 76 ans, a confirmé les aveux du tueur en série Michel Fourniret, selon lesquels il aurait étranglé Lydie Logé, mère de famille de 29 ans, après avoir tenté de la violer en 1933, dans le département de l’Orne. « L’ogre des Ardennes », mort en mai 2021, avait reconnu son implication lors d’une audition avec les enquêteurs en 2019.
« Elle a admis sa présence sur les lieux, ainsi que le scénario établi par Fourniret, confirme à Ouest-France Me Corinne Herrmann, l’avocate de la famille de Lydie Logé. C’est un désastre pour les proches d’apprendre, après autant d’attente, cette version terrible. Nous espérons maintenant qu’elle indiquera l’endroit où le corps a été dissimulé pour lui offrir une sépulture. »
Extraite de sa cellule de Fleury-Mérogis
Pour cela, initialement Monique Olivier devait être transportée dans l’Orne, jeudi 23 janvier 2025. Mais, il est fort probable que ce soit ce mardi 21 janvier. Selon une information publiée dans les colonnes de nos confrères du Parisien, ce matin, elle devrait être extraite de sa cellule de la prison de Fleury-Mérogis et transportée dans l’Orne dans la journée. De nouvelles investigations, commanditées par la juge d’instruction de Nanterre (Hauts-de-Seine), Sabine Khéris, devraient entre autres avoir lieu dans le village de Saint-Christophe-le-Jajolet, commune déléguée de Boischampré, au sud d’Argentan.
Lydie Logé, en instance de séparation avec son conjoint, vivait seule dans un pavillon de la commune. Le petit garçon du couple, alors âgé de 7 ans, se trouvait chez son père, le 18 décembre 1993, lorsque sa mère a disparu après avoir fait des courses de Noël avec une amie, dans l’après-midi. Selon RTL, Monique Olivier aurait confirmé l’enlèvement de la jeune femme, lors d’interrogatoires par la juge en avril et octobre 2024, ainsi que sa participation à la dissimulation du corps. Mais pas à la mort de la jeune femme.
Tenter de faire ressurgir des souvenirs chez Monique Olivier
Plusieurs sites ont été sélectionnés par la juge, qui espère faire ressurgir des souvenirs chez Monique Olivier, avant que d’éventuelles fouillent ne soient entreprises. Ces recheches pourraient durer plusieurs jours.
« Les aveux de Michel Fourniret et de Monique Olivier ne sont jamais complets. Dans cette affaire, il a été question de l’Orne, du Calvados et de la Manche. Il est probable que la juge suiva les indications données par Monique Olivier, sans garantie de leur exactitude », commente une source proche de l’affaire.
En octobre 2019, lors d’une perquisition dans la cellule de Michel Fourniret, la juge Khéris avait découvert un texte évoquant « les marnières de Tinchebray », situées à une soixantaine de kilomètres, toujours dans l’Orne.