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Montabard. Découvrez pas à pas l’histoire de la commune... |
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Les deux élus ont d’abord présenté le plan de la commune, qui s’étend sur 11 km2 et comprend 9 hameaux. © Ouest-France
L’office de tourisme d’Argentan a organisé, vendredi, une visite commentée du patrimoine bâti de la commune. Une vingtaine de personnes ont pris part à cette activité.
L’histoire
Ils étaient une vingtaine de randonneurs, vendredi après-midi, à répondre à l’invitation de l’office de tourisme d’Argentan. Deux élus de la commune, Jean-Louis Ribot et Marie-Laure Leplat, tous deux natifs de Montabard, ont accepté d’assurer le commentaire. Ils avaient planifié un circuit de 5 km à travers quelques hameaux permettant de découvrir certains pans de l’histoire de la commune.
Une première halte au manoir de La Touche, a permis d’évoquer les XVIIe et XVIIIe siècles. Cette belle bâtisse était au début du XVIIe siècle, la résidence du seigneur de Clinchamps, André de Monteclerc. Puis le domaine est racheté vers 1660 par la noble famille De Viel. Le dernier propriétaire, Léon-Samuel de Laval-Montmorency (dont on peut voir la tombe au cimetière de Montabard), meurt en 1909, sans héritier : le domaine est alors divisé en 25 lots et vendu à des particuliers.
Bataille des Gauthiers
Lors d’une halte sur les hauteurs du Mont de l’Épinette, qui culmine à 253 m, les randonneurs ont pu admirer un vaste point de vue : les éoliennes de Falaise et les faisceaux du phare du Havre, au nord, les flèches de la cathédrale de Sées, au sud. Ici, les deux guides ont évoqué la bataille des Gauthiers, en 1589 : une révolte d’environ 8 000 miséreux, lourdement réprimée par les soldats du Duc de Montpensier. Trois mille d’entre eux moururent sur les terres de Rônai, Pierrefitte, Nécy, Montabard, Commeaux… Un passage à l’église Saint-Martin, du XIe siècle, a permis d’évoquer la statue de Notre-Dame-de-Bon-Secours, érigée en 1733, au cœur d’un oratoire. Disparue sous la Révolution, elle est maintenant nichée dans le mur d’une maison privée en vis-à -vis de l’église. En 2019, le maire Jean-Pierre Fontaine a fait sculpter une autre Vierge, en bois, érigée dans le pignon de l’église.
L’histoire plus récente a été évoquée à la mairie : après avoir déménagé sept fois, celle-ci s’est installée à l’ancienne gare, située sur la ligne Caen-Le Mans (mise en service en 1859). Cette gare, fermée en 1979, enregistrait le plus gros trafic de marchandises de l’Orne.
Bien que n’étant pas spécialistes, les deux élus ont su intéresser leurs auditeurs, ponctuant leur récit d’anecdotes amusantes. Ils ont cité leurs sources : Le Canton de Trun, de Pierre Camus et Ghislain Gondouin, les écrits de Xavier Rousseau, le site de l’inventaire du patrimoine normand. Les randonneurs ont trouvé la visite passionnante.