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Montsecret-Clairefougère. Un livre sur des artistes locaux du XIXe siècle... |
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« Artistes du bocage ornais », de Gérard Villeroy (ici) et d’Emmanuel Ruault, est la dernière publication du Pays Bas-Normand. Les œuvres de Leharivel Durocher sont nombreuses dans les églises et dans les musées en Normandie. © Ouest-France
Gérard Villeroy, auteur de Artistes du Bocage ornais, présente une étude détaillée sur un artiste du Second Empire et un sculpteur de l’art chrétien triomphant.
Le point de départ du livre de Gérard Villeroy et d’Emmanuel Ruault, Artistes du Bocage ornais, est l’exposition faite en 2016, pour le bicentenaire de la naissance de Victor Leharivel Durocher, à Chanu, réalisée par Marie-Laure Gérault. C’est comme ça qu’est partie l’idée d’écrire cette étude.
Voilà cinquante ans que Gérard Villeroy s’intéresse à l’histoire locale. Chaque fois que je lis, que je consulte, que je recherche dans les livres, les archives communales ou notariales, dès qu’il y a quelque chose qui apparaît, je prends des notes.
Au musée d’Alençon
C’est ainsi qu’il collecte des informations sur ce sculpteur. Pour ce personnage, j’ai pris des notes sans avoir pour autant un objectif précis à ce moment.
Gérard Villeroy fait découvrir pas à pas, année après année, la carrière riche en réalisations religieuses et profanes de l’artiste, avec une préface de François Blanchetière, conservateur en chef du patrimoine au musée d’Orsay.
Victor Leharivel Durocher est né en 1816 à Chanu et y meurt en 1878. Le premier chapitre retrace ses origines. Son père était huissier à Chanu. Ses premières œuvres durent sortir en 1842, d’un local de la maison familiale. Très rapidement, il s’installe à Paris et fréquente l’école des arts décoratifs. Puis, un bref séjour à l’école des Arts et métiers d’Angers avant de revenir à Paris.
Leharivel Durocher sera un sculpteur prolifique, surtout en œuvre religieuse. Il n’est pas d’une famille riche, il fallait bien vivre et à l’époque c’étaient des œuvres religieuses qu’il fallait sortir au maximum. Bien qu’il ait fait des œuvres profanes qui se trouvent dans de grands musées.
Il est mort célibataire. Heureusement, son frère Alcide, qui était son héritier, a donné tous ses essais d’œuvre au musée des Beaux-arts et de la dentelle d’Alençon.
Quelques esquisses sont exposées, mais les sous-sols en regorgent.
Victor Leharivel Durocher participe à son dernier salon à Paris en 1878. Il y présente une statue en marbre de sainte Théodechilde, qui fut acquise par l’État et attribuée à la commune de Chanu en date du 11 novembre 1878.
Cette statue est conservée dans la salle du conseil municipal de la commune.
En fin d’ouvrage, Emmanuel Ruault présente Amand Barré, élève du sculpteur. Il est surtout un statuaire académique, sa production au final fut assez limitée, sa situation financière lui permettant sans doute de pouvoir vivre de ses rentes
, précise Emmanuel Ruault.
Artistes du Bocage ornais, (163 pages) est disponible sur le site du Pays Bas-Normand : https://lepaysbasnormand.fr.