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Municipales 2026 à Flers. « Un peu l’inconnu », « besoin de changement » : les électeurs votent pour l’après Goasdoué... |
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Pour la première fois depuis 25 ans, les Flériens auront un nouveau maire. © Ouest-France
Pour la première fois en vingt-cinq ans, les Flériens et Flériennes vont connaître un nouveau maire à Flers (Orne). Lors du premier tour des élections municipales, ce dimanche 15 mars 2026, le sentiment est partagé chez les électeurs.
Dimanche 15 mars 2026, les habitants de Flers, dans l’Orne, se sont déplacés pour élire leur maire, lors du premier tour des élections municipales. Ils sont 9 416 à être inscrit sur les listes électorales, la participation est plus faible qu’en 2014.
« On n’a pas compris cette décision »
Pour la première fois depuis vingt-cinq ans, les électeurs sont assurés d’avoir un nouveau maire. Yves Goasdoué, édile depuis 2001, n’a pas souhaité se représenter. On n’a pas trop compris cette décision
, glissent Pascal et Elisabeth. Âgés de 60 ans, ils sont venus voter en fin de matinée, au centre Madeleine Louaintier. Ils sont Flériens depuis suffisamment longtemps pour avoir connu Yves Goasdoué, un maire très proche de ses habitants ».
Lire aussi : PORTRAIT. Yves Goasdoué, vingt ans dans le fauteuil de maire de Flers
On attend maintenant du prochain maire qu’il assure la continuité
, prévient Elisabeth. Il y a plein de choses qui ont été engagées, il va falloir qu’elles se terminent
, ajoute Pascal, qui a tenu à saluer le travail effectué par le maire sortant, notamment dans le cœur de ville. On voit la différence par rapport à il y a vingt ans, il suffit de lever les yeux pour le remarquer
, concluent-ils avant d’entrer dans le bureau de vote. Les deux Flériens, qui votent à chaque mandat
, connaissent suffisamment la procédure pour que leur vote ait très vite été enregistré. On reviendra ce soir pour aider au dépouillement, ils ont besoin de monde »,
lance Elisabeth en s’éloignant.

Yves Goasdoué, maire de Flers depuis 2001 a voté à l’Espace Jules-Verne à Flers, dans l’Orne, il avait annoncé qu’il ne se représenterait pas. Ouest-France
« Il n’y a jamais vraiment de rupture »
Au bureau numéro un, au Forum, celui qui centralisera les résultats, plus tard dans la journée, Martial, la cinquantaine, avait déjà voté en 2001, lorsqu’Yves Goasdoué a été élu. Quelle que soit l’issue du vote, il ne voit pas dans cette élection un changement radical. Il n’y a jamais vraiment de rupture, c’est très rare. Le verbe rompre veut dire casser. Si c’est Monsieur Brisset ou Monsieur Helloco maire, ils devront tout de même poursuivre les chantiers qui sont déjà engagés. Je pense aussi que tous les candidats ont à cœur de faire de Flers, une ville où il fait bon vivre.
Magalie franchit la porte du bureau de vote, elle estime que c’est un peu l’inconnu
pour la suite, et vante le bilan du maire sortant. Il a quand même fait beaucoup pour l’économie et les entreprises
, estime-t-elle.
Au quartier du Pont-Féron, dans le bureau de vote numéro cinq, à l’espace Jules-Verne, lieu de résidence du maire, 70,33 % des électeurs avaient voté pour lui en 2020. Jeanine, retraitée, ne semble, pas faire partie de ceux-là. C’est bien qu’il y ait du changement un peu. Les routes sont dégradées, les magasins ferment. On a de moins en moins de choses
, pense celle qui a aussi connu Michel Lambert, Pierre Van der Gucht et Émile Halbout. Dominique habite au quartier du Pont-Féron, elle vote tout le temps et partage cet avis. Faut changer, les rues sont à refaire. Mais le plus gros saut dans l’inconnu, ce sera l’année prochaine avec un nouveau président.