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Normandie. Face à la baisse d’activité, Faurecia propose à ses salariés d’aller travailler ailleurs... |
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L’usine Faurecia, à Caligny, dans l’Orne. © Archives Ouest-France
Pour faire face à la baisse des volumes, le sous-traitant pour l’industrie automobile Faurecia a proposé à ses salariés d’aller momentanément travailler dans des usines voisines.
Depuis plusieurs semaines, une dizaine d’employés du sous-traitant automobile Faurecia, à Caligny, dans l’Orne, ont dû changer leur trajet quotidien pour aller travailler. Face à la baisse des volumes de l’industrie automobile, liée à la crise des semi-conducteurs, l’entreprise a proposé, à partir de septembre, à ses salariés (ingénieurs, conducteurs de ligne, techniciens qualité…), sur la base du volontariat, de les détacher dans des entreprises voisines.
« Le détachement est une solution qui permet à nos salariés volontaires de ne pas rester chez eux pour cause d’inactivité », explique Youssara Id Chrife, du service communication de l’entreprise. Faurecia a sollicité les entreprises proches de Caligny (dans l’Orne, mais aussi le Calvados) en recherche d’employés et leur a proposé des volontaires au détachement. Les salariés continuent à être payés par Faurecia, qui facture la prestation à l’entreprise en question.
« Voir comment ça se passe ailleurs »
Une dizaine de contrats ont pu être établis avec des entreprises de cosmétique, d’alimentaire ou d’habillement. « On a plutôt de bons retours, indique Cyril Jousselin, membre du CSE et adhérent à Force ouvrière. C’est une opportunité pour les salariés de voir comment ça se passe ailleurs et une solution pour passer le cap. Si ça se passe mal, ils reviennent. »
« On a joué le jeu, expose un chef d’entreprise qui accueille deux employés. On serait contents que Faurecia nous aide si on traverse une mauvaise passe. »
Ce n’est pas la première fois que l’entreprise propose à ses salariés de travailler ailleurs. Déjà en 2020, lors du premier confinement, l’entreprise avait détaché 37 salariés, dont une partie était allée travailler avec les équipes voisines de Lemoine, qui s’était lancée dans la production d’écouvillons et de masques.