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Orne. En 1799, un Alençonnais, médecin de Bonaparte, s’inocule la peste... |
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Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa (détail). Desgenettes est au fond, entre l’empereur et le malade. Ce tableau d’Antoine-Jean Gros est au Louvre. © Antoine-Jean Gros
La scène s’est passée lors de la campagne du général Bonaparte en Syrie. Pour rassurer les soldats effrayés par une épidémie de peste, le médecin René-Nicolas Desgenettes, originaire d’Alençon, a eu ce geste retentissant. À lire dans le dernier ouvrage de la Société historique de l’Orne, qui paraît en février 2021.
Un médecin alençonnais qui s’inocule en public une grave maladie pour rassurer ses patients. Non, ce n’est pas en 2021 mais en 1799 que cet « exploit » a eu lieu. À l’époque, René-Nicolas Dufriche Desgenettes (né à Alençon, dans l’Orne en 1762, mort à Paris en 1837) était le médecin chef de l’armée du général Bonaparte en Syrie.
Pour rassurer ses soldats
Une épidémie de peste ravageant l’armée… et le moral des troupes, Desgenettes se serait inoculé la maladie en public pour rassurer les soldats. Ce geste qui a eu un important retentissement à l’époque, a été progressivement oublié. Il est remis en lumière grâce à un article signé Renaud Verdon (professeur en maladies infectieuses au CHU de Caen) et son confrère Bernard Loustallot, dans le nouveau bulletin de la Société historique. Ce tome n°140 contient trois autres articles, notamment sur le pont et le moulin de Hauterive.
Etudes ornaises (vol. 4), bulletin de la SHAO. 172 pages, 20 €. Disponible aux Archives départementales (02 33 81 23 00) ou à la librairie Le Passage.