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Orne. Mais qui a fermé la poche de Falaise-Chambois ?... |
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Soldats américain et polonais, à Chambois, en août 1944. © NAC (Narodowe Archiwum Cyfrowe)
La question bête. (3/5) L’étau allié autour de la 7e armée allemande était formé de troupes américaines, britanniques, canadiennes, françaises et polonaises. La mâchoire s’est refermée en deux temps…
Pour encercler la 7e armée allemande dans la poche de Falaise-Chambois, les Alliés, sous le commandement supranational du général britannique Montgomery, convergent.
Le corps canadien auquel est intégrée la première division blindée (DB) polonaise avance dans l’axe de Falaise, la deuxième armée britannique exerce une poussée au nord-ouest tandis que les Américains et la deuxième DB française arrivent par le sud, par Écouché et Le Bourg-Saint-Léonard.
Le piège se refermera une première fois, le 19 août, à 19 h, à Chambois. Le général polonais Maczek fait alors la jonction avec le capitaine Waters, de la sixième compagnie du 395e régiment d’infanterie américaine. Un monument commémore aujourd’hui cette première jonction, à Chambois, sur la D13 (près du stade).

Contre-attaque à Boisjos
Seulement, les Allemands ont vu la mâchoire se refermer sur eux. Le 18 août, deux divisions allemandes se sont repliées vers Vimoutiers. Elles préparent une contre-attaque coordonnée avec le corps de parachutistes allemands qui se trouve encore dans la poche. Le 19 août, à la tombée de la nuit pour éviter les tirs aériens alliés, le corps parachutiste s’élance, suivi du corps blindé et du corps hippomobile.
Les deux divisions sorties de la Poche lancent leur offensive dans la matinée du 20 août et la contre-attaque allemande culmine à Boisjos, entre Coudehard et Mont-Ormel, où les Polonais, qui tenaient cette position, prennent l’offensive de plein fouet, des deux côtés. Ils se replient pour éviter l’encerclement : une brèche s’ouvre.
Les Canadiens à la rescousse
Cette brèche ne se refermera que le 21 août, à midi, lorsque les Canadiens parviennent à se dégager des assauts qui les ont forcés à se replier à l’entrée du bourg de Saint-Lambert, et se portent au secours des Polonais. La jonction s’opère au niveau du manoir de Boisjos. Cette fois, la poche est fermée.
Les munitions parvenant à nouveau aux Polonais, les Alliés retrouvent une puissance de feu leur permettant d’assurer l’étanchéité de la poche, même si quelques éléments isolés parviennent encore à s’en échapper, jusqu’au 22.