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POINT DE VUE. Coronavirus : rien ne sera plus comme avant ?

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photo confinement jour 5 à la gare sncf de quimper. le tgv de paris vient d’arriver en début d’après-midi avec une soixantaine de passagers. © yves-marie quemener / ouest-france 1

Confinement Jour 5 à la gare SNCF de Quimper. Le TGV de Paris vient d’arriver en début d’après-midi avec une soixantaine de passagers. © Yves-Marie Quemener / Ouest-France

Si la fièvre consumériste, l’obsession d’une croissance carbonée et l’avidité individualiste ne nous font pas perdre la mémoire en deux mois, l’après coronavirus devrait être très différent de l’avant. Rien ne devrait plus être comme avant. Pour le consommateur, le contribuable, le parent et le citoyen que nous sommes tout à la fois, tout en contradictions.

Pour le consommateur : le confinement nous fait mesurer la valeur de la proximité, du circuit court. Il nous fait redécouvrir le produit frais, la saisonnalité et le rôle social du petit commerce. Il nous fait apprécier l’importance de la relation, du voisinage, des amis, des collègues.

Il nous invite à réfléchir sur ce qui fait le bonheur. À considérer que la qualité de la vie ne se réduit pas à l’évasion touristique de notre quotidien. À l’achat via Amazon de gadgets qui épuisent la planète et entretiennent le crétinisme numérique.

L’épidémie nous enseigne qu’à mondialiser le meilleur, on mondialise aussi le pire. Tout ce qui peut être produit près de nous doit l’être en priorité. Tout ce qui peut être vu, senti, entendu, découvert à pied, à vélo ou en transport en commun doit être privilégié. Il n’est pas de belles choses qu’ailleurs. Il n’est pas d’ennui pour qui sait regarder autour de lui.

Pour le contribuable : on voit bien que la baisse de l’impôt, du ticket ou de la cotisation, réclamée et promise, ne saurait être l’alpha et l’oméga de la politique. Si l’on manque de lits, de tests ou de masques, c’est à cause de dix ans d’économie de la dépense publique. Ce qui signifie qu’il faut aussi apprendre à être gouverné et à ne pas réclamer, pour soi-même et tout de suite, le contraire de notre intérêt collectif et dans le temps.

Pour la famille. Plutôt que de le voir comme une épreuve, faisons de ce vivre ensemble forcé une occasion de se parler dans le couple, avec les enfants et les aînés, d’utiliser les écrans pour se cultiver, de partager les tâches et les savoirs, de reprendre en main l’éducation trop facilement sous-traitée à l’École.

Mourir d’oublier

D’une contrainte tirons la conscience de notre liberté : quand la première impatience est de sortir, songeons que l’on peut respirer, manger, cuisiner, lire, parler, apprendre, enseigner, réfléchir, croire, écrire, publier, applaudir, s’indigner, téléphoner, rire, aimer… Il est des régimes politiques plus « confinés » que cette parenthèse sanitaire !

Les politiques justement. L’épidémie les obligera à revoir les priorités : la santé, les sécurités, l’environnement n’ont pas de prix quand vient la crise. La présence des services au public sur tout le territoire est une obligation si l’on veut combattre la solitude et l’injustice sociales. L’urgence d’une coordination entre Européens, qui ne soit pas que monétaire, devient encore plus criante.

Rien ne devrait plus être comme avant. Pas simple d’écrire le prochain tome du livre de la civilisation. Pas simple de renverser des décennies de comportements individuels, d’intérêts particuliers et d’orientations collectives qui s’excitent mutuellement et vont à l’opposé du développement sobre auquel les catastrophes et les lois de la nature nous invitent chaque matin.

Quand on voit certains écervelés, qualifiables de fauteurs d’attentats sanitaires, considérer qu’un virus n’est pas dangereux dès lors que c’est un Président détesté par eux qui demande de s’en protéger, on peut être pessimiste.

Rien ne devrait plus être comme avant. On dit cela à chaque fois. Continuons, et nous mourrons d’oublier.

 
Ouest-France  

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avatar SuliacDan
POINT DE VUE. Coronavirus : rien ne sera plus comme avant ?
SuliacDan

Pour se faire un avis lire : Collapsus de Laurent TESTOT et Laurent AILLET chez Albin Michel. Livre publié avant la crise

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POINT DE VUE. Coronavirus : rien ne sera plus comme avant ?

Bonjour,
J'ai reçu un texte par l’intermédiaire d'une amie. je me permet de vous le soumettre à tous. Cordialement,


"L'HUMANITÉ ÉBRANLÉE ET LA SOCIÉTÉ EFFONDRÉE PAR UN PETIT MACHIN.

Un petit machin microscopique appelé coronavirus bouleverse la planète. Quelque chose d'invisible est venu pour faire sa loi. Il remet tout en question et chamboule l'ordre établi. Tout se remet en place, autrement, différemment.

Ce que les grandes puissances occidentales n'ont pu obtenir en Syrie, en Lybie, au Yemen, ...ce petit machin l'a obtenu (cessez-le-feu, trêve...).

Ce que l'armée algérienne n'a pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (le Hirak a pris fin).

Ce que les opposants politiques n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (report des échéances électorales...).

Ce que les entreprises n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (remise d'impôts, exonérations, crédits à taux zéro, fonds d'investissement, baisse des cours des matières premières stratégiques...).

Ce que les gilets jaunes et les syndicats n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (baisse de prix à la pompe, protection sociale renforcée...).

Soudain, on observe dans le monde occidental le carburant a baissé, la pollution a baissé, les gens ont commencé à avoir du temps, tellement de temps qu'ils ne savent même pas quoi en faire. Les parents apprennent à connaître leurs enfants, les enfants apprennent à rester en famille, le travail n'est plus une priorité, les voyages et les loisirs ne sont plus la norme d'une vie réussie.

Soudain, en silence, nous nous retournons en nous-mêmes et comprenons la valeur des mots solidarité et vulnérabilité.

Soudain, nous réalisons que nous sommes tous embarqués dans le même bateau, riches et pauvres. Nous réalisons que nous avions dévalisé ensemble les étagères des magasins et constatons ensemble que les hôpitaux sont pleins et que l'argent n'a aucune importance. Que nous avons tous la même identité humaine face au coronavirus.

Nous réalisons que dans les garages, les voitures haut de gamme sont arrêtées juste parce que personne ne peut sortir.

Quelques jours seulement ont suffi à l'univers pour établir l'égalité sociale qui était impossible à imaginer.

La peur a envahi tout le monde. Elle a changé de camp. Elle a quitté les pauvres pour aller habiter les riches et les puissants. Elle leur a rappelé leur humanité et leur a révélé leur humanisme.

Puisse cela servir à réaliser la vulnérabilité des êtres humains qui cherchent à aller habiter sur la planète mars et qui se croient forts pour cloner des êtres humains pour espérer vivre éternellement.

Puisse cela servir à réaliser la limite de l'intelligence humaine face à la force du ciel.

Il a suffi de quelques jours pour que la certitude devienne incertitude, que la force devienne faiblesse, que le pouvoir devienne solidarité et concertation.

Il a suffi de quelques jours pour que l'Afrique devienne un continent sûr. Que le songe devienne mensonge.

Il a suffi de quelques jours pour que l'humanité prenne conscience qu'elle n'est que souffle et poussière.

Qui sommes-nous ? Que valons-nous ? Que pouvons-nous face à ce coronavirus ?

Rendons-nous à l'évidence en attendant la providence.

Interrogeons notre "humanité" dans cette "mondialité" à l'épreuve du coronavirus.

Restons chez nous et méditons sur cette pandémie.

Aimons-nous vivants !

Bonne lecture et prenez soin de vous."

avatar Deau19
POINT DE VUE. Coronavirus : rien ne sera plus comme avant ?
Deau19

Oui bien sur notre société devra evoluer mais attention ne soyons pas des bisounours mais d'abord faire une comission d'enquete sur les manquements mensonges et surtout des solutions arretons de nous disputer soyons creatifs ,lucides et ne nous mettons pas les gens contre les gens la solidarité d'abord gagnions cette guerre et arretons les discours stériles bravo a toutes ces personnes et entreprises qui sont sur le front
Courage

avatar Anonyme 20200111160320
POINT DE VUE. Coronavirus : rien ne sera plus comme avant ?
Anonyme 20200111160320

L’après sera ce que nous en ferons en tenant compte bien sûr de nos aléas actuels ! Décès familiaux ou de proches , conséquences financières, impôts, restrictions diverses , élections, devenir de l’Europe , prise de conscience de l’état de la santé publique, aide aux démunis, garantie sociale ,soins , mutuelle,retraites, beaucoup de choses à remettre à plat , insécurité galopante , choix des libertés et nouvelle société...!

POINT DE VUE. Coronavirus : rien ne sera plus comme avant ?
un membre désinscrit

Merci pour votre message, LP

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POINT DE VUE. Coronavirus : rien ne sera plus comme avant ?

Cette pandémie et les morts qui l'accompagnent est une tragédie à l'égal des guerres mondiales, dont l'homme est toujours responsable. L'évidence est cruelle mais il est navrant que nous n'en tirions pas des leçons. Il est vrai que ce moment est exceptionnel jamais vu depuis la grippe espagnole, il y a plus de 100 ans, néanmoins nous devons remettre en question notre mode de développement. Pour l'instant, nous nous accordons sur ce point mais qu'en sera-t-il dans quelques mois, une année ? Les vieux démons de profit, de croissance débridée resurgiront et nous oublierons. Espérons cependant que la raison l'emportera.

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