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Pour railler le projet de 2x2 voies Briouze-Sevrai, ils jettent de faux billets par les fenêtres... |
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Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées à l’échangeur de Durcet, sur la 2x2 voies entre Flers et Briouze (Orne), à l’initiative du collectif la Déroute des routes. © Ouest-France
Le collectif national la Déroute des routes, qui s’oppose à la construction de projets d’aménagements routiers s’est rassemblé à Durcet (Orne) pour railler le projet de construction du dernier tronçon entre Briouze et Sevrai.
« Bienvenue sur l’échangeur de l’inutilité ! » Samedi 13 et dimanche 14 janvier 2024, le collectif 924, qui s’oppose à la construction du dernier tronçon de la 2x2 voies Flers-Argentan, entre Briouze et Sevrai, accueillait des membres du collectif national la Déroute des routes. Ce dernier regroupe une soixantaine de collectifs opposés à la construction de route partout en France, comme GCO non-merci, à Strasbourg ; La voie est libre, contre l’A69 Castres-Toulouse ou le collectif 972, entre Saint-Lô et Coutances (Manche).
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Pour sa quatrième réunion commune, le collectif a choisi Briouze. « Il n’y a pas de petit projet routier, avance Anna Tubiana, du collectif montpellierain SOS Oulala. Ils s’inscrivent dans la vision nationale des projets routiers – une vision datée et dépassée. Les enjeux climatiques sont différents du moment où ces routes ont été imaginées. L’argent engagé ici rend difficiles d’autres investissements, comme dans le ferroviaire. »
De l’argent public par les fenêtres
Après une journée de travail samedi, le collectif organisait, dimanche 14 janvier, les Olympiades de la connerie, sur l’échangeur de Durcet. Dans un châssis de fenêtre sans vitre, la cinquantaine de participants, qui portaient des masques avec les visages de la présidente de la Région Occitanie Carole Delga, du député de l’Orne Jérôme Nury ou du président du conseil départemental Christophe de Balorre, devait lancer le plus de fausses liasses de billets de 500 € possible.
« L’arrivée de l’A28 à Alençon ou celle de l’A88 à Argentan n’ont pas permis de faire rester les entreprises et d’augmenter le nombre d’habitants », note un membre ornais du collectif 924, qui a souhaité rester anonyme. Deux recours sont en cours au tribunal administratif de Caen : l’un contre la déclaration d’utilité publique, l’autre contre l’autorisation environnementale, signées par le préfet de l’Orne en mars 2023. Le début des travaux de ce dernier tronçon de 19 km est prévu pour 2027.