|
Près d’Argentan. Coralie Pousset cultive dans le respect de l’environnement... |
3
Coralie Pousset est maraîchère à la Ferme des hameaux à Écouché-les-Vallées. © Ouest-France
Engagés dans le bio. Coralie Pousset est maraîchère à la Ferme des hameaux, à Écouché-les-Vallées, près d’Argentan (Orne). Depuis huit ans, elle cultive des légumes labélisés Agriculture biologique.
Coralie Pousset a toujours voulu devenir agricultrice. En 2013, l’ancienne secrétaire du collège d’Écouché-les-Vallées, près d’Argentan (Orne), réalise son rêve en ouvrant dans la commune son exploitation, la Ferme des hameaux.
« On a acheté une maison et quelqu’un nous a proposé les champs d’en face. Au début, je voulais faire une culture de céréales et fabriquer le pain directement à la ferme. Mais il faut beaucoup d’hectares, donc je me suis tournée vers le maraîchage. C’est plus accessible », détaille l’agricultrice.
Par conviction pour la santé des consommateurs et l’environnement, les cultures de Coralie sont bio. Les champs n’étant pas cultivés avant son arrivée, elle obtient dès ses débuts le fameux label.

Pour éviter les mouches, Coralie Pousset cultive les carottes sous des voiles qu’elle avoue « ne pas trop aimer » car ils sont composés de plastique. Ouest-France
Des légumes au gré de la météo
La culture des deux hectares et demi de terrain se fait sans pesticides, avec des semences bio… « J’ai même eu envie d’aller plus loin dans la démarche, sourit Coralie. Ma culture est non-hybride. Cela signifie que mes légumes sont tous différents. Ils ne sont pas sélectionnés génétiquement pour faire tous le même poids, la même taille… »
Un choix qui apporte son lot de contraintes alors que cultiver des légumes de façon biologique n’est déjà pas une mince affaire. Cet été pluvieux a été particulièrement ravageur. « Je n’ai jamais eu aussi peu de salades, elles ont presque toutes la maladie. Pour les pommes de terre et les tomates, c’est pareil. Elles ont le mildiou, une maladie qui réduit les récoltes », raconte la maraîchère.
À l’inverse, les fortes précipitations ont permis à certains légumes de pousser plus rapidement. C’est le cas notamment des potimarrons : « Ils vont bientôt être prêts, alors que d’habitude on les récolte à la Toussaint ! »

Les potimarrons ont plusieurs mois d’avance. Ouest-France
Un travail colossal
Le travail ne manque pas pour Coralie et son équipe. Ils ne sont que trois pour s’occuper des 40 cultures différentes qui se succèdent tout au long de l’année. « On travaille avec le jour, du lever au coucher », confie-t-elle.
Chaque semaine, la petite équipe doit s’occuper des plantations, récolter les légumes et en semer de nouveaux. Il faut aussi organiser la vente : au marché de Briouze le lundi, à Écouché le vendredi, et directement à la ferme le samedi matin. « Quand les gens voient 3 € le kilo pour des carottes, ils peuvent trouver ça cher s’ils ne savent pas tout le travail qu’il y a derrière », reconnaît la maraîchère.
L’agricultrice se félicite tout de même d’une vraie prise de conscience de la part des consommateurs : « Cela met du temps, mais ça vient. On dit qu’il faut rabâcher les choses aux enfants, mais pour les adultes, c’est pareil ! »