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Près de Flers, le jeune amoureux éconduit tire quatre fois au fusil à pompe... |
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Un jeune homme a tiré quatre fois avec un fusil à pompe, pour effrayer une jeune fille. © PxHere
En avril 2024 à Saint-Pierre-du-Regard (Orne), un homme de 20 ans a tiré quatre coups de fusil à pompe devant le domicile d’une collégienne qui l’avait éconduit. L’ancien engagé dans l’armée ukrainienne a été jugé par le tribunal d’Argentan, mardi 17 septembre.
Vers 23 h, le 1er avril 2024 quatre détonations trouent la nuit à Saint-Pierre-du-Regard (Orne), entre Condé-en-Normandie et Flers. Des coups de feu à cause d’un coup de sang, explique son jeune auteur devant le tribunal judiciaire d’Argentan (Orne) mardi 17 septembre 2024. Âgé de 20 ans, le prévenu ne supportait pas le silence qu’une adolescente de 17 ans lui opposait alors qu’il avait « des sentiments pour elle ». La collégienne avait certes un petit ami et lui-même était aussi en couple, mais bon…
Quatre tirs vers le sol
Énervé par le fait qu’elle ne réponde pas à ses SMS, le jeune fougueux avait emprunté un fusil à pompe à un ami - pas au courant - et s’était rendu devant le domicile de l’adolescente pour tirer un coup. Puis un deuxième, un troisième et un dernier avant de prendre la route. « Des tirs vers le sol », précisera-t-il aux enquêteurs. Mais une balle avait ricoché pour se loger dans un arbre, une autre dans un panneau. Pourquoi ces tirs ? « Pour lui faire peur et qu’elle réagisse », répond le prévenu aux magistrats.
Un séjour de quatre mois en Ukraine
Le parquet pointe la personnalité « complexe et inquiétante » d’un jeune homme au parcours familial compliqué, qui s’est rendu pendant quatre mois en Ukraine en 2023 pour s’engager dans l’armée locale. A-t-il vraiment combattu là -bas ? s’interroge le ministère public qui pointe chez le prévenu « une fascination pour les armes ». Il avait d’ailleurs fait l’objet d’une enquête en 2023, car on avait retrouvé une arme dans sa voiture.
Décrit comme gentil, sportif et peu agressif, le jeune homme a désormais comme projet de s’engager dans l’armée. Française, cette fois. Et dès le mois prochain, si possible, indique son avocate, évoquant une personnalité un peu exaltée. Elle plaide pour une peine avec sursis simple, « sinon son projet professionnel tombera à l’eau ».
Interdiction de porter une arme
Le jeune homme a été condamné à huit mois de prison avec sursis, assorti d’une interdiction de contacter la victime ou de paraître à son domicile. Et il devra lui verser 180 € pour son préjudice. Mais l’interdiction qui lui est faite de porter ou détenir une arme pendant cinq ans semble sonner le glas de toute carrière sous uniforme…