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Projet agrivoltaïque dans l’Orne : Christophe de Balorre regrette une « absence de concertation »... |
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Une centrale agrivoltaïque est en projet sur une prairie à Sainte-Scolasse-sur-Sarthe (Orne). © Ouest-France
Une réunion publique présentant une centrale agrivoltaïque à Sainte-Scolasse-sur-Sarthe (Orne) a eu lieu jeudi 24 avril 2025. Christophe de Balorre, président du Conseil départemental, s’oppose à ce projet « monté dans la précipitation ». L’entreprise Orion en charge du développement a réagi.
Jeudi 24 avril 2025, plus d’une centaine de personnes ont participé à la réunion publique présentant le projet de centrale agrivoltaïque à Sainte-Scolasse-sur-Sarthe (Orne). L’entreprise Orion, en charge du développement et de l’exploitation, prévoit d’installer 20 000 panneaux solaires sur une prairie d’une vingtaine hectares au Moulin du Mesnil, près de la rivière Sarthe. La parcelle agricole appartient à Guy-Raoul d’Harambure, propriétaire du haras des Coudraies et maire du village de Francheville.
Une « absence totale de concertation »
Présent à la réunion, Christophe de Balorre a exprimé son opposition au déploiement de cette centrale « qui semble avoir été montée dans la précipitation ». Le président du conseil départemental et de la Communauté de communes de la Vallée de la Haute Sarthe regrette « l’absence totale de concertation préalable, notamment avec le voisinage, alors même qu’une maison se trouve au milieu de la zone concernée ».
Il ajoute : « Sur le plan législatif, il est grand temps que soient clairement réglementées les conditions d’installation et de développement de l’agrivoltaïsme, sans quoi nous allons au-devant d’une anarchie généralisée, avec le préjudice que l’on imagine aisément et qui est inacceptable. »

Orion prévoit d’installer 20 000 panneaux solaires sur une prairie à Sainte-Scolasse-sur-Sarthe (Orne). Archives Ouest-France
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« Éviter la prolifération de projets »
Une étude sur l’agrivoltaïsme est actuellement menée par la Chambre d’agriculture. « Il convient d’attendre ses conclusions pour envisager un cadre qui pourrait être opposable aux tiers et éviter la prolifération de projets tous azimuts », estime Christophe de Balorre.
Contactée, l’entreprise Orion indique que le projet s’inscrivant dans le cadre de la « loi d’accélération de la production des énergies renouvelables », a été porté « en concertation avec les acteurs du territoire. La Direction départementale des territoires, la chambre d’agriculture, le Sdis, le président du conseil départemental et la maire ont été contactés lors du montage du projet pour l’adapter aux enjeux du territoire. »
Selon l’exploitant, la centrale n’entraînera pas « une imperméabilisation des sols » et n’interrompra pas l’activité agricole.