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Quatre raisons d’échapper à la routine cet automne dans le Pays d’Auge... |
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Avec ses maisons à colombage croisé, Beuvron-en-Auge a un air de carte postale. Il fait partie des « Plus beaux villages de France ». © Getty Images/iStockphoto
L’automne est la saison idéale pour découvrir les trésors du Pays d’Auge. Entre paysages pittoresques, traditions culinaires et savoir-faire local, voici quatre expériences à ne pas manquer avant l’arrivée de l’hiver.
N’attendez pas pour visiter le pays d’Auge ! Que ce soit pour plonger dans l’histoire locale, savourer des produits du terroir ou assister à la fabrication du cidre, l’automne est le moment parfait pour explorer cette région normande. Les Éditions Ouest-France vous proposent leur sélection de quatre visites à ne pas manquer, issues du livre Week-ends à l’Ouest.
Pour admirer l’un des plus beaux villages de France

Les halles de Beuvron-en-Auge. iStock - Borisb17
Niché au milieu des marais de la Dives, Beuvron-en-Auge fait figure de carte postale avec ses maisons à pans de bois, ses halles et ses manoirs disséminés dans la campagne. Autrefois, la route nationale traversait ce petit village normand. Pour ne pas se laisser mettre de côté par l’autoroute, les halles ont été reconstruites à l’identique avec le bois des bâtisses expropriées lors de la construction de l’autoroute de Normandie. Tout un programme d’animations a ensuite été organisé pour faire vivre le bourg, des brocantes à la célèbre foire aux géraniums. Beuvron-en-Auge a fait partie des premiers villages à être labellisés « Les Plus Beaux Villages de France ».
Pour ses superbes maisons à colombages

L’architecture de Beaumont-en-Auge est riche et pittoresque : maisons à colombages typiques du Pays d'Auge habillent le village. Archives Ouest-France
Après avoir profité des charmes de Beuvron-en-Auge, le voyage au pays des colombages se poursuit à Beaumont-en-Auge. C’est un village perché sur une butte qui domine la vallée de la Touques. Il n’y a pas de meilleur point de vue sur le pays d’Auge et la côte fleurie qu’ici ! Un superbe prieuré et son collège royal sont à l’origine du ravissant village qui cultive l’art de vivre à la normande. Groupé autour de son église, le village a été prospère durant tout le Moyen-Âge et a atteint son apogée au XVIIIe siècle, lorsque son collège royal formait des grands esprits comme le mathématicien et physicien Pierre-Simon de Laplace. Sur la maison natale de celui-ci on peut lire : « Sous un modeste toit ici naquit Laplace, lui qui sut de Newton agrandir le compas, et s’ouvrant un sillon dans le champ de l’espace, y fit encore un nouveau pas ».
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Pour tout comprendre à la fabrication du cidre

Après cet itinéraire à déguster, le cidre, le pommeau, le calvados et leur fabrication n’auront plus de secret pour vous. Archives Ouest-France
Dans l’exploitation familiale du Manoir de Grandouet, située au cœur des vergers, au pied de la petite église de Grandouet datant du XIIe siècle, à deux mètres de Cambremer, le pressoir à pans de bois du XVIe siècle accueille les visiteurs toute l’année. On y découvre les anciennes méthodes de pressage comme les actuelles. Puis l’on passe par la distillerie avec l’alambic à repasse et les chais de vieillissement dans lesquels sont élaborés le Calvados AOC « Pays d’Auge » et le pommeau dont l’odeur captive. Un film explique le travail effectué sur l’exploitation : de la récolte des pommes à l’élaboration des cidres, pommeau et Calvados.
Manoir de Grandouet, Cambremer. Tél. : 02 31 63 08 73, www.manoir-de-grandouet.fr
Pour déguster un savoureux pont-l’évêque

Le pont-l’évêque est un fromage à pâte molle, de forme carrée de 10,5 à 11,5 cm de côté, fabriqué avec du lait de vache fermier. Il faut environ trois litres de lait pour fabriquer un seul fromage. Getty Images/iStockphoto
Ce pont-l’évêque fait un malheur sur les marchés… Facile de le retrouver, on fait toujours la queue devant le petit stand de la famille Martin. Son exploitation, la plus petite de l’appellation avec un troupeau de soixante vaches de race normande, rafle régulièrement prix et médailles aux concours agricoles. On le dit au meilleur de sa forme à l’automne. Quel bonheur de se tailler une belle part de ce fromage, accompagné d’un verre de cidre frais ! Nombreux sont ceux qui sont prêts à faire des kilomètres pour s’en procurer. Alors pourquoi ne pas aller l’acheter directement à la ferme ?
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Ferme Martin, SCEA Les Bruyères, Le Petit-Malheur, Bourgeauville. Tél. : 02 31 64 83 85, bruyere.vero@wanadoo.fr