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Quatre-vingts ans après sa destruction, le châtelet de Carrouges enfin inauguré... |
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Pierre Chivard, maire de Carrouges, dans l’Orne, et Valérie Alain, conseillère et vice-présidente du Département, devant la plaque rappelant l’incendie du châtelet © . Ouest-France
Depuis sa restauration en 1949, l’entrée nord du parc du château de Carrouges (Orne) n’avait jamais été inaugurée. Cela a été fait lors de la célébration des 80 ans de la libération de la commune.
Le 13 août 2024, lors des commémorations de la libération de Carrouges, dans l’Orne, survenue il y a quatre-vingts an jour pour jour, une plaque a été inaugurée pour rappeler l’incendie du châtelet. Ce bâtiment constitue l’entrée nord du parc et du château de Carrouges. De façon surprenante, il n’avait jamais été inauguré depuis sa reconstruction, en 1949.
Une cérémonie émouvante
Un parterre d’élus s’est déplacé pour l’occasion : Chantal Jourdan (députée) Nathalie Goulet (sénatrice), Valérie Alain, (vice-présidente du Département), Joaquim Pueyo (maire d’Alençon) et Yohan Blondel (sous-préfet). De nombreux invités officiels ou non et de Carrougiens sont aussi venus pour l’occasion.
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Après les commémorations habituelles devant la stèle du sous-lieutenant Pity, l’un des libérateurs de la commune, et aux monuments aux morts, élus et habitants se sont rendus au château pour un rappel historique et une cérémonie émouvante.
Des photos du bâtiment après l’incendie ont été exposées et l’histoire des événements a été racontée par l’administrateur du château, Hervé Yannou. Des médailles de l’association Vive la Résistance ont été remises par les élus présents aux différents protagonistes de la journée, le maire de Carrouges, la porte-drapeau Isabelle Gadbois, le responsable du château François Montambault, et Hervé Yannou. La cérémonie s’est conclue par un cocktail et un repas servi par la Maison Coulbault, avant la poursuite des commémorations à Fleuré et à Écouché-les-Vallées.
Reconstruit en 1949
Édifié entre 1505 et 1533 par le cardinal le Veneur, pour devenir un joyau de style Renaissance (le premier en Normandie), le châtelet a connu des déboires pendant la Seconde Guerre mondiale. Le 13 août 1944, les libérateurs approchent de la commune et découvrent un véhicule caché sous le porche, pour éviter les bombardements américains. Ils le mitraillent mais celui-ci, bourré de munitions, explose aussitôt, déclenchant un incendie ravageur.
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Malgré l’intervention rapide du gardien du château, Fernand Balaicourt, à l’aide d’une pompe à main, exposée pour l’été sous le porche, rien n’y fait, l’édifice est détruit. Il n’en reste bientôt que la structure en briques. Il faudra attendre 1949 pour que le châtelet soit reconstruit à l’identique.