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Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe fête la Libération : « Assumer collectivement le coût de la liberté »... |
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Au cimetière, la tombe du jeune sergent canadien a été fleurie. © Ouest-France
Au soir du 22 août 2023, l’hommage communal de Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe (Orne) pour le 79e anniversaire de la Libération rappelle à chacun son « devoir d’assumer, collectivement, le coût de la liberté ». Comme le souligne le maire.
Une cinquantaine de personnes étaient réunies, mardi, pour le 79e anniversaire de la libération de Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe (Orne), en présence des élus locaux, anciens combattants, sapeurs-pompiers et du Major Leclerc, représentant la gendarmerie. La soirée du souvenir a débuté à l’église, où Françoise Marthe a conduit la prière paroissiale, invitant l’assemblée  à triompher de l’esprit d’égoïsme et de discorde, d’orgueil et de jalousie, d’ambition et de convoitise, pour la paix de tous les hommes, dans le plus profond respect de la dignité et des droits de chacunÂ
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Une infinie reconnaissance
 La liberté n’a pas de prix, mais un coût, qu’il nous appartient d’assumer collectivement, en cheminant, avec une infinie reconnaissance, sur la voie tracée si courageusement par nos libérateurs, voilà près de quatre-vingts ansÂ
, a insisté le maire, Philippe Bigot, après avoir déposé une gerbe au monument aux morts. Et d’ajouter : « Lorsque les noms des victimes de 14-18 ont été gravés dans la pierre, promesse avait été faite que la liste des  morts pour la FranceÂ
s’arrête là . La suite, nul ne doit l’oublier, alors même qu’un interminable conflit est honteusement entretenu à nos portes ! ».
La tombe du soldat Canadien fleurie
Au cimetière, la tombe du sergent George-Robert Wallace a été fleurie par le maire, mais aussi par Antoine Le Brethon, au nom de la famille du jeune pilote canadien, abattu par l’ennemi en juin 1944.  Prenons plus que jamais conscience du très lourd tribut payé par les forces alliées lors de la Seconde Guerre mondiale ; ayons une pensée pour ces parents qui, en vain, ont attendu le retour d’un fils, parti bien loin sans savoir vraiment où il s’engageait, ni même pourquoiÂ
, a confié Philippe Bigot. Puis il a invité l’assistance  à associer, dans un même hommage, les victimes civiles et militaires de tous les conflits, du terrorisme, de la barbarie et de la violence sous toutes ses formes.Â
La soirée s’est achevée à l’Auberge du valburgeois. L’occasion, aussi, de prendre rendez-vous pour la commémoration du 80e anniversaire, l’été prochain, avec la participation, officiellement confirmée, d’un membre de la famille Wallace, en provenance de Toronto.