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Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe. La commune nouvelle fête son 160e anniversaire... |
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Le 160e anniversaire de la commune nouvelle sera fêté, samedi, à l’occasion des vÅ“ux municipaux. © Ouest-France
Le 6 janvier 1864, Sainte-Gauburge-sur-Rille et Sainte-Colombe-sur-Rille fusionnaient. La commune nouvelle se prépare à fêter son 160e anniversaire.
L’histoire
Au début du XIXe siècle, il est déjà question de fusion, à l’image des regroupements en commune nouvelle qui refleurissent, depuis quelques années. Si les paroisses de Sainte-Gauburge-sur-Rille et Sainte-Colombe-sur-Rille se sont unies par décret impérial du 28 août 1808, il faut attendre le 6 janvier 1864 pour qu’un second décret impérial fonde la commune de Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe. Entre deux, le ministère de l’Instruction publique, par arrêté du 9 avril 1839, décide que les deux communes sont réunies pour l’enseignement des enfants, avec l’École des garçons, avec un instituteur, à Sainte-Gauburge (route de Moulins), et l’École des filles, avec une institutrice, à Sainte-Colombe (rue de la gare).
Un feu d’artifice
Le 160e anniversaire de Sainte-Gauburge – Sainte-Colombe sera célébré lors de la réception des vÅ“ux municipaux, samedi.  À l’heure où les institutions locales sont malmenées, l’idée est de fêter la commune en tant que collectivité de proximité, premier repère pour ses habitantsÂ
, note le maire, Philippe Bigot, à ce poste depuis juin 1995. Avec son conseil municipal, il rendra hommage aux treize maires qui l’ont précédé, depuis la fusion de 1864. Une plaque sera dévoilée et un feu d’artifice clôturera les festivités.
Feuilletant la publication éditée en 1973, pour le centenaire de la bénédiction de la nouvelle église – celles de Sainte-Gauburge et de Sainte-Colombe ayant été détruites à la fusion des paroisses – Philippe Bigot rappelle combien  la construction de la ligne SNCF de Saint-Cyr à Surdon entraîna le développement de la communeÂ
. Mais aussi  la création des voies secondaires reliant Sainte-Gauburge à Bernay et à Ménil-Mauger, sur la ligne Paris-Cherbourg, et Sainte-Gauburge à Mortagne, qui changea la physionomie du bourgÂ
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L’abbé Maurice Guibet, curé de 1942 à 1979, évoque encore « cette prospérité due à l’important trafic en voyageurs, surtout de 1920 à 1940, et la construction de nombreux pavillons par les cheminots ».
Au lendemain de la Seconde Guerre, ils sont plus de 600 à travailler en gare. Dix ans plus tard, la SNCF siffle la fermeture définitive des trois lignes secondaires, entraînant le départ de quatre-vingts familles.
« Nous demeurons très attachés à notre halte ferroviaire sur l’axe majeur Paris-Granville ; des projets maintes fois évoqués nourrissent notre optimisme, mais nous nous réjouirons vraiment lorsque les dossiers seront ficelés et les premières avancées visibles ; l’avenir de nos territoires ruraux passe par des axes de communication et des services au public diversifiés et performants », conclut le maire.
Samedi 6 janvier, à 16 h, réception des habitants pour les vœux municipaux, à la salle des fêtes. À 17 h 30, rendez-vous place de la Mairie pour le feu d’artifice.