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Sées. Le kick-boxing cherche une salle... |
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De gauche à droite Si Mohamed Bellahcene entraîneur, Loly Tirion dite Popeye, Mathilde Pansin dite Brutus, les deux championnes de Normandie et Pierre-Yves De Stoppeleire, président du club. © Ouest-France
Le club de kick-boxing, créé il y a cinq ans, engrange les résultats. Victime de son succès, il cherche davantage d’espace pour offrir des conditions d’entraînement optimales.
Voilà cinq ans que le club de kick boxing de Sées a vu le jour avec ses entraîneurs, Pierre-Yves De stoppeleire, Si Mohamed Bellahcene, et Leila El Kharti. Depuis, le club ne fait que grandir avec un nombre croissant d’adhérents, puisqu’ils sont près de quatre-vingt-dix maintenant. Le club initie les femmes comme les hommes, les enfants (à partir de 6 ans) comme les adultes et cela avec trois entraînements par semaine pour partager la discipline et la passion
. Il y a très peu de clubs dans la région qui pratiquent le kick-boxing, ce sport de combat qui appartient à la famille pieds poings ».
Le kick-boxing est proche du MMA (acronyme de arts martiaux mixtes) un sport de combat plus violent souvent contesté mais prisé par un large public
. C’est un subtil mélange de boxe française et de boxe anglaise qui permet de travailler sa force, la contenir et améliore l’endurance par son enchaînement de mouvements »,
le tout sous la vigilance et la bienveillance de leurs entraîneurs.
Mais voilà, le succès de la discipline et la réputation du club à ses revers. Pierre-Yves, président et entraîneur du club, fait face à de vraies difficultés. La mairie de Sées met à disposition des heures de pratique dans son dojo, ce dont nous sommes reconnaissants, mais nous ne pouvons pas y installer de potences, de sacs de frappe ni de ring souvent pour des raisons de sécurité. Le dojo a été conçu avant tout pour la pratique du judo.
Le club qui monte en puissance revient de Bolbec avec deux championnes de Normandie et deux médailles de bronze. La prochaine étape ce sont les championnats de France, le 14 mars. Et pour proposer un entraînement de qualité, à la hauteur des enjeux, les conditions d’entraînements doivent évoluer.
Pour le moment, Pierre-Yves constate avec humour les sacs de frappe c’est nous. Nos boxeurs servent de cibles vivantes pour maintenir la préparation, mais c’est dur, limité et loin d’être optimal ».
Le club fait le maximum selon lui mais pour préparer des athlètes d’un tel niveau un espace équipé est indispensable
. Le club a acquis sur ses fonds propres du matériel mais il est dans l’incapacité de l’installer. La discipline, qui prend une place grandissante dans le paysage sportif de la ville, est donc à la recherche d’une salle suffisamment grande pour accueillir ses nombreux adhérents. Son président reste ouvert aux propositions de toutes parts avec le souci de garantir à son club des conditions similaires aux autres associations sportives.
Nos boxeurs servent de cibles vivantes pour maintenir la préparation, mais c’est dur.
Pierre-Yves de Stoppeleire, président du club