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Sées. Une année difficile pour le travail solidaire... |
L’assemblée générale de l’association Entreprise de travail solidaire (ETS), présidée par Bruno de Coupigny, s’est tenue jeudi, dans les anciennes halles. Une cinquantaine de personnes ont assisté à cette réunion annuelle, marquée par la présentation d’un rapport moral sans complaisance.
Le président a reconnu que 2024 fut « l’année la plus difficile depuis dix ans » pour ETS, confrontée à une baisse d’activité, de chiffre d’affaires et de main-d’œuvre disponible. Il a regretté que la « valeur travail » se soit affaiblie, citant le manque de motivation de certains salariés et le poids des aides sociales qui dissuadent d’entrer dans un emploi. « Nous devons redonner aux personnes le goût du travail, c’est le seul chemin vers une insertion durable », a insisté Bruno de Coupigny.
Malgré ces difficultés, l’association poursuit son action : ETS intérim, créée en 2018, accompagne les salariés en insertion, tandis qu’ETS a été pionnière en France dans la signature de CDI inclusion, quatre ont déjà été signés depuis septembre 2024.
Plusieurs initiatives positives ont été présentées : l’ouverture d’une agence à Argentan, de nouveaux ateliers bien-être et la mise à disposition de véhicules pour les salariés. ETS s’est aussi engagée dans le groupement solidaire de l’Orne et dans un partenariat renouvelé avec le bailleur social Logissia.
Deux nouvelles figures rejoignent le conseil d’administration : Éric Renouard, maire de La Bellière, élu vice-président, et Emmanuel Bordier, banquier, nommé trésorier, aux côtés de Frédérique Avenel, nouvelle secrétaire.
En 2025, l’association prévoit d’organiser des brunchs emploi et des job datings avec d’autres structures locales, et de déployer un SAS IAE pour mieux accueillir les bénéficiaires du RSA avant leur parcours d’insertion. ETS mise aussi sur un renforcement de sa communication avec une nouvelle charte graphique et un site internet modernisé.