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Selon une récente étude, 80 % des jouets vendus en ligne seraient dangereux... |
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Une récente étude alarme sur les dangers des jouets vendus sur internet. Photo d’illustration. © Philippe TURPIN /Photononstop via AFP
D’après une récente étude, 86 % des jouets vendus en ligne en Europe ne respecteraient pas les normes et 80 % seraient dangereux. Des chiffres liés aux difficultés d’imposer des contrôles aux plateformes. Les consommateurs doivent être vigilants avant de payer leur panier.
Sonnette d’alarme à l’approche de Noël. Publiée jeudi 17 octobre 2024, une étude de la Fédération française des industries du jouet et de la puériculture (FJP) et d’autres fédérations européennes, a estimé à 86 % la part de jouets vendus en ligne ne respectant pas les normes de sécurité de l’Union européenne. Quelque 80 % des jouets ont même été jugés dangereux. Des chiffres inquiétants, qui invitent à la vigilance au moment d’acheter des cadeaux pour les fêtes de fin d’année.
Un manque de contrôles
Ces organisations ont testé plus de 100 jouets achetés en ligne à des vendeurs européens et non-européens entre juin et septembre 2024 sur des plateformes telles qu’Amazon, Cdiscount, Wish, Shein ou AliExpress. S’ils étaient destinés à toute l’Europe, un quart a été acheté en France, détaille RMC Conso . Parmi les dangers parfois mortels identifiés, on retrouve par exemple un anneau de dentition pour bébé susceptible de casser et de provoquer un risque d’étouffement, des aimants trop puissants pouvant perforer les intestins ou encore des slimes (sorte de pâte gluante) présentant des niveaux de bore, un élément chimique, largement supérieurs à la limite légale.
Mais alors, comment expliquer cette importante quantité de produits hors des clous ? En réalité, il s’agit là du résultat d’une faille juridique, comme l’explique RMC . En ligne, on se retrouve souvent à se faire livrer chez soi des produits fabriqués à l’étranger. Or, les colis ne sont pas toujours vérifiés. De plus, les plateformes de vente ne sont pas considérées comme responsables des produits issus de l’étranger qu’elles proposent. Un fonctionnement pointé du doigt par la FJP.
Des conseils à retenir
Il est d’abord important de ne pas se laisser duper par une occasion qui semble trop belle. Alors que le prix moyen d’un jouet neuf est de 18 €, un jouet à moins de 10 € (frais de port inclus) doit éveiller les soupçons, et un jouet à moins de 5 € doit être exclu, car « c’est sûrement signe de dangerosité », a affirmé Christophe Drevet, directeur général de la FJP.
Ainsi, il est préférable d’acheter uniquement les produits d’enseignes reconnues, surtout en ligne, pour éviter les contrefaçons. Un bon moyen de les identifier est de vérifier si le produit est également proposé dans les magasins physiques en France. Les produits vendus sur des sites peu connus et promus par les publicités doivent être exclus. Enfin, pour la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), il faut se fier au marquage « CE » sur le jouet, signe d’un produit réglementaire, prendre le temps de lire les avertissements renseignés et faire attention, voire éviter, les mécanismes pliants, les objets peints et ceux comportant des piles ou un transformateur.