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«The Handmaid’s Tale» saison 6. June Osborn tire sa révérence dans un ultime combat pour la liberté... |
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Elisabeth Moss (June) dans l’ultime saison de « The Handmaid’s Tale ». © 2025 HULU/MGM Television Entertainment Inc and Relentless productions
Après six saisons inégales, l’aventure dystopique de « La servante écarlate » prend fin dans une dernière saison fidèle au reste de la série, et plus proche que jamais de la réalité pour les femmes qui luttent pour leurs droits.
Malgré sa longue absence des écrans en raison des différentes grèves qui ont ébranlé Hollywood, The Handmaid’s Tale est bien de retour dès ce mardi 8 avril pour clôturer son récit en dix épisodes. Et l’on retrouve dans cette saison 6 de la série adaptée des livres de Margaret Atwood les personnages là où nous les avions laissés en saison 5 : à bord d’un wagon qui file vers la liberté.
Pour ne rien changer à ses habitudes, June (Elisabeth Moss) va une nouvelle fois trouver la détermination pour se battre et mettre fin une bonne fois pour toutes aux horreurs imaginées par Gilead. Et recroiser le chemin de sa meilleure ennemie, Serena (Yvonne Strahovski), devenue mère à son tour…
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Conclusion oblige, les épisodes, dont certains ont été réalisés par Elisabeth Moss elle-même, sont parfois un peu mécaniques dans leur construction. Il est ainsi pratique de recroiser certains personnages à un moment clé pour achever leurs arches narratives. Les adieux sont plus proches à chaque minute et se font pressants, tout comme l’odeur de la révolution qui monte à chaque plan, jusqu’à un final qu’on imagine en apothéose (les deux derniers épisodes n’ont pas été montrés à la presse).
Adieux féministes
Malgré ces défauts, The Handmaid’s Tale a le mérite de prendre le temps de clôturer proprement son récit, plus actuel que jamais. Alors que les États-Unis se fracturent entre conservateurs et progressistes et que les droits des femmes et des minorités y sont une nouvelle fois menacés, il est de bon ton de rappeler qu’un autre futur que la visionnaire autrice Margaret Atwood avait imaginé dès les années 1980 est possible.
Pour ceux qui ne seraient pas encore prêts à dire au revoir à ce programme multirécompensé, bonne nouvelle. L’histoire de cette série qui continue d’agacer Donald Trump ne s’arrête pas là , puisqu’une adaptation de The Testaments, la suite qui se déroule quinze ans plus tard, est prévue prochainement.
Sur Ciné OCS + (via Canal+  et MyCanal).