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Trois infractions sexuelles en moins d’une heure à Mortagne-au-Perche : un quadragénaire condamné... |
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C’est dans cette ruelle qu’un homme de 45 ans a uriné devant trois collégiens, le 27 janvier 2025, à Mortagne-au-Perche. © Google street view
Exhibition, menace de viol, tentative d’agression… Le 27 janvier 2025, un homme de 45 ans a importuné cinq adolescents à la sortie des cours, à Mortagne-au-Perche. Il a été jugé mercredi 26 mars par le tribunal judiciaire d’Alençon.
C’est la peur qui prédomine désormais dans le quotidien de cinq adolescents de Mortagne-au-Perche (Orne). Peur de prendre le bus, peur d’aller au collège ou au lycée, peur d’être seul… Cette angoisse date du 27 janvier 2025.
Ce jour-là , un homme de 45 ans a commis trois infractions de nature sexuelle en moins d’une heure, entre 16 h 40 et 17 h 30. La première a lieu dans une ruelle du centre-ville de la cité percheronne. Le quadragénaire aborde trois collégiens qui se rendent à leur entraînement de basket et urinent devant eux.
Sauvée par l’arrivée du bus
L’homme se dirige ensuite vers la gare routière et commence à parler à une lycéenne. « Tous les hommes ont des envies », lui dit-il en désignant son entrejambe. Il essaye ensuite de toucher le sexe de l’adolescente, qui a le réflexe de se déplacer. Son bus arrive. Sauvée.
Troisième et dernier épisode : le quadragénaire monte dans un bus. Il accoste à nouveau une lycéenne et menace de la violer. Les adolescents ont tous parlé à leurs parents le soir même, et l’homme a pu être interpellé quelques jours plus tard. Il a été jugé mercredi 26 mars 2025, à Alençon.
« J’avais bu, je ne me souviens pas », assure le prévenu. Il reconnaît pourtant les faits. « Si les jeunes le disent, c’est que ça doit être vrai. Je n’ai jamais nié. C’est grave ce que j’ai fait. »
Troubles du sommeil
Pour les victimes en effet, les conséquences sont importantes : troubles du sommeil, de l’alimentation, peur de prendre le bus… « On s’appelle tout le long du trajet », témoigne la maman de l’une des adolescentes. L’autre lycéenne a même songé à devenir interne pour ne plus avoir à faire le trajet.
Il y a désormais un surveillant scolaire à la gare routière, à l’heure de sortie des élèves. Quant aux trois collégiens, ils ne veulent plus passer par la ruelle qu’ils avaient l’habitude d’emprunter.
« Il est hors de question qu’un individu sème la terreur dans une petite ville de l’Orne », tonne Hélène Tardif, l’une des substituts de la procureure de la République d’Alençon. Elle requiert douze mois de prison dont huit avec sursis probatoire. Le quadragénaire est finalement condamné à douze mois de prison entièrement assortis de sursis probatoire et à soixante-dix heures de travail d’intérêt général. Il a interdiction de contacter les victimes et de se rendre à Mortagne-au-Perche.