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Un bowling à ficelle vient d’être installé à Flers… mais c’est quoi ?1 |
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Le bowling fait son grand retour à Flers… avec des ficelles. © Ouest-France
Le bowling de Flers, dans l’Orne vient de se transformer en bowling à ficelle. Rien ne change pour les joueurs, excepté le nombre de pannes, réduit à peau de chagrin.
Le bowling de Flers, dans l’Orne vient de faire peau neuve. En effet, des travaux ont été effectués afin de moderniser le bowling : il est dorénavant à ficelle. Rien à voir avec le système qui existait il y a trente ans, tout est automatisé aujourd’hui : « C’est beaucoup mieux ! Cela ne change rien pour le joueur, excepté qu’il y a moins de pannes », explique le gérant du bowling des Closets, Jean-François Gigan.
Cette transformation, le gérant en a eu l’idée juste avant la crise sanitaire. Il s’est donc rendu à Castres, dans le sud de la France, afin de voir un bowling à ficelle en action, mais aussi pouvoir discuter avec les gérants. « On a été convaincu, alors on s’est lancés, c’était sans deviner qu’une crise sanitaire mondiale allait arriver. On a pris le risque, on savait que c’était un pari, mais il fallait le faire. On ne voulait pas devenir le vieux bowling de Flers avec de nombreuses pannes », précise Jean-François Gigan.

Jean-François Gigan, est le gérant du bowling à ficelle à Flers. Ouest-France
Alors le gérant se lance et commande toute la partie mécanique qui provient des États-Unis. Avec son équipe et un étudiant venu en renfort l’été, Jean-François Gigan démonte le système, afin de préparer au mieux la venue du nouveau bowling. Il a fallu en tout 10 jours à l’entreprise pour mettre en place le système à ficelle.
« Il n’y a plus de pannes, c’est très agréable »
Le bowling à ficelle est opérationnel depuis une quinzaine de jours, et les habitués sont très contents. « Cela fait 40 ans que je joue et même si je n’ai pas encore pu tester toutes les figures, je suis très content. C’est très fluide. Je n’avais pas joué au bowling à ficelle depuis trente ans, et il faut dire que cela a bien évolué », sourit Christian.
Le système est bien pensé, tout est mécanisé, le gérant n’a plus besoin d’employer un technicien. Il faut seulement retendre les ficelles noires qui tiennent les quilles. « Cela nous facilite la tâche puisque le technicien qui travaillait avec nous est parti, donc on se retrouvait sans main-d’œuvre. C’est un savoir-faire assez complexe et il nous fallait trois mois pour former quelqu’un », indique-t-il.
En plus de la mise en place des ficelles, le bowling a aussi revêtu des leds, présentes le long des 12 pistes. Jean-François Gigan espère ainsi attirer une nouvelle clientèle, les étudiants notamment.
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